Le Sportnographe

Une pépinière de queues de poisson

Selon l’expression consacrée, la ruée vers le Sportnographe est, lorsqu’un filon la rend possible, une quête de vérités objectives et sportives qui attire de nombreux webeurs avides de fortune et de potins juteux. S’en suit habituellement une immigration massive sur les rives du Fleuve Saint-Laurent, près de Montréal, afin de se rapprocher de la source de la vérité. Et s’il faut en croire la croissance croissante de la ville hockey, Sportnographe trouve souvent des affaires pas pires à écrire. Comme celle-ci.

Ailleurs sur le bord du fleuve, disons dans le Bas du, genre à Chicoutimi, se trouve une ancienne mine de bouette nommée Sagna. Lors de sa fermeture en 1972, les employés licenciés décidèrent de former un club de hockey qu’ils nommèrent Saguenéens. Pas mal concept. Dès ce moment, les joueurs poches se succédèrent dans le vestiaire de l’équipe, à commencer par leur premier gardien régulier, Richard Guay, qui, bien que repêché par le Flyers, termina sa carrière chez le Nordiques du Maines, un club difficile à se souvenir de. Par ailleurs, soulignons au passage que le premier entraîneur du Saguenéens fut Germain Munger et que cela, bien qu’impensable direz-vous, est vrai. Cela nous fait rire en pas pour rire.

Débarrassés de ses joueurs cancéreux et emphysémateux dû au travail dans bouette, l’équipe finit, avec les années, par aligner des joueurs porteurs d’espoir ainsi qu’Alain Côté, le marqueur de buts pas bons, de 1974 à 1977. Suivirent de bons cerbères repêchables assez tôt par la grosse ligne tels que Jimmy Waite (1ère ronde LNH, 8e au total), Éric Fichaud (1ère ronde LNH, 16e au total), Marc Denis (1ère ronde LNH, 25e au total), Félix Potvin (2e ronde LNH, 31e au total) et Daniel Berthiaume (3e ronde LNH, 60e au total).

À la lecture de ces 5 noms, le webeur averti se dira : “Câlasse, il s’agit-là de gardiens destinés à de grandes destinées, mais dont leur carrière se résume à un seul mot : destinée de fouerasse”. Et bien oui. Le hic, c’est qu’on ne comprend pas pourquoi. Selon des sources, ça l’air que ça aurait rapport avec l’eau qu’on boit là-bas ou avec l’accent de colonisé du Saguenay. Ça reste à vérifier. Faut dire aussi qu’Yvon Pedneault vient de la place, ce qui n’aide pas.

Parallèlement, si Chicout s’avère, depuis sa création, une pépinière de goalers bons qui finissent en queue de poisson, Nordiques, avec tous les gardiens poches qu’il a aligné pendant sa courte vie, a certes été un cimetière d’arêtes de mené avec tous ces cerbères destinés à de petites choses dont Mario Brunetta, Jacques Cloutier, Scott Gordon, Sergeï Mylnikov, Garth Snow et John Tanner. Mais ça, c’est moins surprenant.

En terminant, un point positif : le président du Saguenéens est l’entraîneur de Canadien, Guy Carbonneau, ce qui réconforte. Toutefois, le gouverneur du club est Gervais Munger, ce qui inquiète. Et ça aussi, ce n’est pas une farce.

On reconnecte un moment donné.

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