Le Sportnographe

Un match dont vous n’êtes pas le héros

Derrière l’horizon, le soleil s’était soudainement couché et la lune éclairait dans la nuit les quelques taches de neige, dispersées çà et là, que les doux rayons printaniers avaient oubliées. À l’abri de la métropole, toute la région s’était rassemblée dans cette petite ville qui, pour l’ultime joute de la saison, s’était arrêtée un instant, le temps d’encourager et d’admirer son équipe de hockey junior, ses Lynx. Tout un chacun avait ses préférés, ses espoirs et ses opinions sur ses futures idoles, mais tous sans exception s’entendaient sur un point, sur le talent de cet adolescent, ce jeune félin. En liesse, bruyante, la foule chantait euphoriquement victoire, elle criait et scandait son nom qui résonnait dans tout l’aréna, bondé de partisans et d’admirateurs venus apprécier le spectacle. Concentrés, silencieux, recherchant une nouvelle étoile à placer sous leur aile, tous les dirigeants l’observaient, l’analysaient et commentaient chacun de ses gestes qui, ce soir-là, mystifiaient tous les spécialistes et tous les experts. Depuis la mise en jeu officielle, le jeune joueur étoile, Alex Roy, se faufilait agilement entre ses adversaires déstabilisés et hypnotisés, il patinait rapidement, feintait à gauche et à droite, et il déjouait le gardien qui, devant ses lancers puissants et précis, paraissait toujours immobile et toujours trop lent. La dernière minute de jeu de la partie s’amorça. Derrière son but, Alex Roy récupéra habilement la rondelle, il s’arrêta, et les yeux de la multitude se rivèrent sur lui. Concentré, calme, souhaitant impressionner sa ville une dernière fois avant de partir pour la grande ligue, il s’élança à toute vitesse…

À sa dernière partie junior, ce soir de mars où Alex compta cinq buts, j’y étais, debout, à convoiter ce jeune joueur qui, dès qu’il effleurait la surface glacée, soulevait l’enthousiasme du moins intéressé au plus passionné, et je rêvais à demain. Cette année-là, afin qu’il se joigne à notre équipe professionnelle, mes patrons avaient tout fait ; nos joueurs étoiles furent échangés, une entente fut signée, et, maintenant, le premier choix au repêchage nous appartenait. Nous avions enfin trouvé notre sauveur, celui qui allait relancer le hockey dans notre ville : le robuste et spectaculaire Alex qui, sous nos yeux, brillait.

Depuis ce dernier match de la saison, trois mois avaient passé, la canicule s’était bien installée, et ma vie avait changé. À vrai dire, je ne vivais plus, je ne parlais et ne riais plus. Or, ce n’étaient ni la suffocante chaleur ni l’étouffante moiteur de l’été qui m’écrasaient, mais ce stupide accident qui envahissait mes pensées en me torturant nuit et jour. Depuis, je pleurais mon désespoir et je revoyais en boucle cette dernière montée, ses derniers coups de patin, sa dernière accélération. Impuissant, j’espérais et implorais le réveil du miraculé, je priais et suppliais la vie de sauver l’enfant prodige, notre Messie, notre Alex Roy,. Dans ces moments difficiles, j’ai subitement la foi, superstitieux et anxieux, j’essaie tout et n’importe quoi, j’allume des lampions et je soupire après la gloire. Dieu, venez à son secours, aidez-le, que ton Nom soit sanctifié, amen…

Cet été-là, je misais ma carrière, je jouais nécessairement ma réputation, mais je devais gager. Je perdais ou gagnais, j’enrageais ou jubilais, j’abandonnais ou persévérais à croire que, un jour, il porterait l’uniforme de notre équipe qui avait énormément besoin d’une vedette et d’inspiration.

La savoureuse odeur du souper s’était doucement répandue jusqu’au salon où, inspiré et guidé par les sifflements de sa mère, le jeune Alex attendait patiemment le repas familial en révisant attentivement ses leçons. C’était la routine de la petite maisonnée. La journée entière, son père piochait à la sueur de son front dans une mine où, sans rouspéter, tous les hommes du village méritaient leur maigre salaire afin de nourrir maigrement leur famille. Du lever au coucher du soleil, sa mère guettait l’arrivée de son mari tantôt en brassant les chaudrons et tantôt en frottant tous les racoins de la maison. Le fils, Alex, revenait de l’école vers la fin de l’après-midi et, sans que personne le lui ait demandé, du haut de ses huit ans, il étudiait sagement jusqu’au souper. Ses parents croyaient en leur fils unique et ils travaillaient fort pour qu’un jour il ait la chance qu’ils n’ont point eue, cette possibilité de quitter ce village maudit et sans grand avenir, ce rêve de partir et de s’envoler vers une autre vie.

À table, en discutant avec ses héros à lui, sa maman et son papa, Alex mangeait lentement et appréciait le moment ; il les questionnait sur l’univers qui l’entourait, il voulait tout connaître, tout maîtriser. Puis, le repas terminé, il desservait les couverts et, après avoir embrassé tendrement sa mère, il courait chercher son bâton pour s’entraîner dans la ruelle jusqu’à l’heure du bain. À 19 heures 15 minutes, tous les soirs, beau temps mauvais temps, Alex façonnait son lancer, il peaufinait ses feintes et affinait son style. Lorsque l’énergie de son père le lui permettait, le jeune prodige avait un coéquipier, un adversaire, un ami avec qui jouer. Alex était une source d’inspiration pour tout le quartier. Les villageois l’observaient, l’épiaient de leur fenêtre et l’admiraient en silence, pendant des heures durant. La noirceur tombait toujours trop vite, le cri maternel retentissait toujours trop tôt ; un bain chaud et un lit moelleux l’attendaient déjà. Alex rangeait son bâton, sa rondelle et son filet, que des voisins lui offraient à chacun de ses anniversaires pour le remercier de l’espoir qui leur donnait, soir après soir.

Mon frère aîné, Francis, habitait la vieille maison blanche derrière les Roy, celle qui donnait sur la ruelle où Alex grandit, et je m’invitais souvent chez lui. C’est là que je l’ai découvert et que je l’ai vu grandir. Assis sur le balcon, j’eus la chance d’admirer ce jeune prodige se développer et l’épanouir. De ses courts cheveux blonds et bouclés à sa crinière de lion qui flottait au vent et qui lui donnait une allure de titan, de ses yeux d’enfants à son regard de passionné, je l’ai vu mûrir, changer et évoluer.

Derrière la montagne qui cachait le jour, le soleil du mois d’août préparait sa chaude journée et la nature dormait encore. Incapable de fermer l’oeil, je me levai et, un café noir à la main, je m’installai près de la fenêtre, préoccupé et enragé. Depuis le début de l’été, tous les matins, dès que la ville s’était le moindrement réveillée, je saisissais ma mallette et mes papiers, et, rempli d’espoir et de détresse, je refaisais le fameux chemin que le destin m’obligeait à emprunter jour après jour. J’achetais ici une fleur et là-bas des chocolats, et je continuais ma route en rêvant que, aujourd’hui, le miracle m’attendait ou se produirait. À tous les cent pas, je poussais un long soupir qui brisait le silence et le calme du matin, en invoquant tous les saints de m’éclairer. Ce paysage s’était gravé à tout jamais dans ma mémoire, je connaissais les habitudes de la multitude et, intuitivement, j’empruntais toujours le même trajet, avec la même éternelle destination, l’hôpital. Là-bas, tous les médecins et infirmiers m’appelaient par mon nom, ceux-ci me saluaient, ceux-là me rassuraient de leurs beaux mots savants. Ils avaient tout essayé, je devais maintenant croire en la vie et espérer naïvement le miracle. Le soir, déçu et ému, je revenais chez moi, là où ma très chère femme me supportait et me comprenait, heureusement. Mon épouse, elle aimait bien le beau Alex et elle acceptait mes sacrifices.

Tous les samedis, Alex et son père partaient pour la ville voisine où la seule équipe de hockey de toute la région les attendait. C’était la journée la plus importante de la semaine, car ils oubliaient tout et rêvaient. Ils se réveillaient très tôt, ils préparaient leurs lunchs en rigolant et, rayonnants, ils embarquaient dans la voiture familiale rouillée par les saisons passées. Pendant des heures, à chaque samedi, la terre cessait de tourner, ils vivaient à l’aréna. Alex jouait deux parties l’avant-midi, il mangeait un peu et, l’après-midi, il retournait sur la glace pour deux autres joutes. Jamais épuisé, il dévorait ce sport que son génie dominait déjà. Dans les estrades, les yeux de son père brillaient de fierté. Les ouï-dire avaient circulé et aux oreilles des villages voisins était arrivée la renommée de son talent. À leur retour, pour le souper, satisfaits et comblés, ils revenaient avec mille et une histoires à raconter.

Déjà, l’enfant attirait les foules ; son nom, les cris ; sa fougue, le respect. On venait l’admirer des plus lointaines contrées, on le nommait capitaine et on le récompensait de médailles et de trophées dorés. Âgé d’à peine quinze ans, il rayonnait et s’améliorait sans cesse. À la maison, il illuminait le coeur de ses parents ; à l’école, il brillait et impressionnait tous ses enseignants ; sur la glace, il explosait, dominait tous ses adversaires et gagnait.

À l’hôpital, dans le couloir morbide qui menait à la chambre d’Alex, il y avait cent trente-trois pas entre l’ascenseur et le lit aux draps blancs. Je les comptais à chaque visite, en souhaitant lever les yeux au cent trente-deuxième et le voir enfin réveillé. Malheureusement, je franchissais la porte, et il était là, étendu et inconscient, l’esprit envolé. Entre la vie et la mort, le jeune prodige, qui avait fêté ses dix-huit ans dans le coma le plus profond, luttait en tentant de remporter une victoire essentielle. Assis sur une chaise, cerné et épuisé, son père Jean l’encourageait de toutes ses prières et caresses. Ma main se déposa sur l’épaule de Jean et, sans un mot, je m’assis. Un long moment passait avant que l’un de nous brise le lourd silence des machines. L’infirmière nous visitait toutes les trente-deux minutes, elle vérifiait les appareils lumineux et aussitôt repartait. Nous étions là, à le regarder et à nous remémorer ses exploits passés. La plupart du temps, je pensais à cette dernière rencontre où le charisme d’Alex m’avait ébloui.

Le soleil était à son zénith, Alex avait complété son entraînement matinal et, comme à l’habitude, il lança quelques rondelles de plus que ses coéquipiers et quitta la surface glacée encore une fois le dernier. Depuis son entrée dans les rangs juniors, j’assistais à tous ses entraînements et à toutes ses joutes, je le suivais partout. Mais, cette fois-ci, en autographiant casquettes et chandails, il me fit un signe de la main, et je m’approchai. Il s’exprimait clairement et intelligemment, et, récemment, les journalistes n’en avaient que pour lui. Son physique fort et puissant, sa silhouette parfaitement découpée, son visage angélique et son regard perçant charmaient hommes et femmes. Alex répondait humblement aux questions, il conseillait sagement les plus jeunes et, avec son coeur déjà immense, il adhérait à toute bonne cause. Tous se répétaient : quel homme, quel courage ! Alex Roy n’arrêtait jamais, il aimait la vie et dégustait chacun de ses moments. Il m’invita poliment à un dîner. J’acceptai l’invitation, Alex signa un énième autographe et il disparut derrière la porte du vestiaire. Vingt minutes s’écoulèrent, puis il réapparut en me remerciant de l’avoir attendu, s’excusant sincèrement au passage pour le léger retard. Ce jeune, je l’aimais bien, tout le monde l’aimait ; Alex avait un avenir plus que prometteur, je le savais, tout le monde le savait.

Arrivé à son restaurant, le classique Gigi Pizzeria, Alex commanda son éternel spaghetti à la viande et il me recommanda aussitôt le numéro six, la pizza à Gigi, ce que je commandai sans poser de question. Il mangeait ici avant chaque joute à domicile, généralement seul et songeur. Il s’assoyait toujours au même endroit et il revoyait ses erreurs de la veille que même son entraîneur n’avait pas vues. La pizza à Gigi était effectivement délicieuse, la discussion encore plus, le temps s’envola, et, ce jour-là, Alex avait le même rêve que moi, celui de jouer pour notre organisation.

Dans l’étroite chambre sans air et sans fenêtre, devant moi, inerte et vulnérable, Alex dormait, voguant dans son subconscient depuis la violente collision que tous ont vue et revue, encore et encore. Étendu au milieu de la pièce sombre et sans vie, entouré de fleurs et d’amour, il semblait maintenant si pâle, si faible et si maigre. Les murs vert délavé, l’éclairage au néon scintillant et l’odeur des produits désinfectants s’entremêlaient dans notre mémoire et nous imprégnaient de tristesse et de douleur. Parfois, fatigués et embrouillés, son père et moi sursautions. Nous l’avions faussement aperçu, le prodige endormi avait bougé un doigt ou ouvert un oeil, il se réveillait, enfin. Nous voyions des signes d’espoir n’importe où, nous nous accrochions à la vie, désespérés. L’heure avait sonné pour moi, et Alex n’avait point bougé. Je devais le quitter pour mon métier, car, dans deux heures, j’annoncerais notre choix au repêchage. D’ici-là, un long et dur combat s’engagea en moi, la foi ou l’évidence, le rêve ou la réalité, le commencement ou la fin. Sans miracle, allait-il un jour se réveiller ? Saurait-il toujours patiner ? Sans boule de cristal, comment savoir ?

Dans cette grande salle où fourmillaient les professionnels, mes patrons nous attendaient, moi et ma décision. Sans doute en raison de ma réputation, ils me vouaient une confiance absolue et ils écoutaient le moindre de mes conseils et de mes suggestions. Or, je ne savais pas encore et plus j’approchais le moment fatidique, plus le doute s’installait en moi et plus l’angoisse m’assiégeait. J’hésitais. Alex était si fort, si jeune et si puissant, il se réveillerait inévitablement, mais, de tout son élan et de tout son poids, il avait heurté la bande si brutalement que seul un miracle le sauverait. Le numéro vingt-six, Alex Roy, s’était élancé, il patinait toujours plus vite en driblant habilement la rondelle, contournant magistralement ses adversaires désarmés. À quelques coups de patin du gardien de but, accroché par le bâton du défenseur, Alex pivota sur lui-même pour se dégager, il leva la jambe droite et lança du revers. La rondelle se faufila alors entre la crosse et la jambe de celui-ci et entre les jambières de celui-là, elle traversa la ligne rouge et secoua le cordage. L’amphithéâtre trembla, la foule éblouie criait et applaudissait le but de son idole.

Le temps s’immobilisa, le tableau indicateur affichait dix-huit secondes à jouer et tout s’arrêta soudainement. Le soigneur de l’équipe sauta sur la glace, l’armada de partisans se tut, personne n’osait parler ni bouger, tous étaient figés, foudroyés. Recroquevillé sur lui-même, Alex ne se relevait pas, il ne répondait plus, il n’était plus. Il venait d’enfiler son cinquième but, mais, sans avoir le temps de lever les bras pour se féliciter, il s’écrasa violemment dans la bande qui résonna de douleur. Après son puissant tir, son patin pourtant si agile se coinça une fraction de seconde dans la glace, ses pieds quittèrent le sol et son élan se transforma en vol plané. Sa tête frappa en premier, son corps suivit, et sa mémoire céda. Ce soir-là, étendu sur une civière, immobile et sans vie, il quitta ses admirateurs, sans un au revoir.

Le repêchage tant attendu débuta, Alex Roy était toujours dans un coma dépassé, et je ne pouvais pas prendre un tel risque. Le directeur général de la ligue termina son long discours d’ouverture, tous réclamèrent le premier choix, et Alex était encore bien emprisonné dans son inconscient. La gageure était trop grande, et l’enjeu trop important. J’avais tranché bien malgré moi. Je communiquai ma décision à mes patrons qui acceptèrent mon choix, puis, les épaules basses, je me dirigeai vers la scène principale. Dans les colossaux haut-parleurs, accompagnée d’une musique entraînante, une voix posée nomma notre équipe et, une par une, je montai les marches, lentement, en me répétant sans cesse que l’enjeu était trop important, son réveil trop improbable.

Tous les regards étaient suspendus à mes lèvres qui tremblaient pour la première fois. Au fond de la salle, ma femme me fit signe que rien n’avait changé, que le miracle ne s’était pas produit. Je pris une grande respiration et j’approchai nerveusement les micros. Je tentai d’annoncer mon choix, mes lèvres tremblantes bougèrent, mais aucun mot ne sortit de ma bouche. C’était le silence. Seul, sur la scène, je transpirais mes pleurs, paralysé, comme si tous mes efforts et mes espoirs luttaient une ultime fois en moi, étouffant l’ensemble de mes paroles. Cette nuit-là, je n’ai pas mieux dormi, et, honnêtement, les suivantes non plus…

La saison d’après, je pris ma retraite, c’était mon choix, et tout le monde le respecta. Déménagé dans un modeste chalet au bord d’une rivière éloignée, depuis, je savoure chaque minute et dévore chaque seconde, comme Alex Roy me l’avait montré. Loin d’être acquise, la vie est parfois si courte et si fragile. La nuit, je ronfle maintenant sur mes deux oreilles au grand dam de ma femme et, le jour, je vis pleinement avec elle notre repos bien mérité. Loin des tracas, nous nous étions enfin retrouvés et, près de la nature, nous profitions totalement de ce précieux don éphémère qu’est la vie. Bien que mon métier soit derrière moi, je ne pouvais m’empêcher de suivre encore et toujours notre équipe de hockey, l’organisation qui m’avait fait connaître. Or, une chose avait changé : le partisan avait remplacé l’employé. Assis dans mon vieux sofa, j’encourageais mes joueurs et mon club.

Ma soirée de hockey allait commencer, ma femme vint me rejoindre au salon, et j’ouvris la télévision. Le bois sec pétillait dans le foyer de brique rouge et il laissait en s’envolant une douce odeur d’érable cendré. Avant la joute, il y avait un reportage qui, à l’amorce des séries éliminatoires, présentait un bilan de la saison. Le journaliste interviewait le nouveau champion compteur qui n’avait joué que la moitié des matchs réguliers, mais qui avait pourtant réussi le double des points de son plus proche rival. Patient et intelligent, attentif et dévoué, il répondait aux questions du journaliste. Spectaculaire et inépuisable, il attirait les foules et dominait la ligue malgré son jeune âge, c’était la nouvelle coqueluche, le miraculé, Alex Roy. Je souris, heureux, d’avoir gagé sur la vie et remporté mon pari.

3 commentaires

Laisser un commentaire

  • Quand même touchante cette fiction…Ça nous permet d’oublier l’immobilisme de notre Dg Robert…Mes espions l’ont vu assis dans une chaise longue regarder passer la parade de la fête du Cadenas. Sur un char il y avait Monsieur Chara qui souriait à belles dents revêtant le chandail des Bruins, Un certain Savard était aussi à ses côtés. IL y en avait plusieurs autres mais supposément notre ami Robert semblait dormir…Il se serait fait dire par son patron, le curé Boivin :”Fatiques-toi pas à aller chercher des joueurs vedettes, on fait salle comble à chaque match local avec une gang de pochetrons, monsieur Gillet veut faire des profits..Dors Bob, Dors.”

Archives

Your Header Sidebar area is currently empty. Hurry up and add some widgets.