Le Sportnographe

Un emploi jusqu’en 2013 pour les chroniqueurs du Sportnographe

Il n’y a pas si longtemps, dans une ville près de chez vous, sous mes magnifiques yeux se trouvait une nouvelle maintenant dépassée qui annonçait alors en petits caractères d’une police plutôt bien choisie un possible intérêt de la part de Radio-Canada pour rapatrier Canadien dans son studio. À ce moment précis, mes quelques pensées tourbillonnèrent et en conclurent rapidement que mon emploi de chroniqueur moyen était à présent menacé. L’avenir s’annonçait passablement gris pour la Référence en sport. Qu’allait-elle devenir sans citations colorées ? Comment allait-elle rivaliser avec une équipe qui diffuse du vrai contenu, qui communique en respectant la syntaxe et la langue française et qui ne fait même pas d’erreurs dans ses sous-titres ?

En larmes et avec mes crottes de fromage réconfortantes, j’appelai tour à tour le Baron, Yvan, Réal, Normand et mon ami Gilbert. Tous sauf Yvan et Gilbert avaient eu la même idée : prendre la poudre d’escampette avec leurs congés annuels non fériés. Je souhaitai bon courage à Yvan et, avant qu’il soit trop tard et que, en banque, il ne me reste que du sans-solde, je partis loin, très loin. Là-bas, personne ne connaissait Tom Kostopoulos. Je respirais, enfin.

L’autre jour, de retour devant ma tour après avoir fait quelques détours, je me rendis compte qu’il n’y avait eu aucune raison de s’inquiéter, car RDS était là pour rester. Mon emploi n’était donc plus en jeu. En pleurs et avec une bière que je gardais tablette pour un de ces grands moments heureux, sur mon vieux clavier beige, avec le CAPS LOCK enfoncé, je tapai VICTOIRE à Yvan, à Réal et à Normand en sifflant avec le Baron une de ces chansons d’occasion. Nous respirerons possiblement jusqu’en 2013, ce qui nous donnerait encore un peu de temps avec vous, fidèle lecteur.

D’ailleurs, Romuald Paquette aurait entre autres déclaré à un journal du coin que, lui, il n’avait jamais douté. On écoute : « Personne ne m’a appelé, mais, moi, je le savais que l’on avait encore notre place comme Référence en sport. Quand on y croit, ça va vraiment mieux. […] c’est un peu comme la crème à glace aux chocolats, […] moi, José, je ne l’ai jamais aimé. » Parlant de José Théodore, il ne manquerait plus qu’il se joigne à Canadien comme gardien-substitut numéro deux pour que le Sportnographe connaisse une autre grosse année.Trève de nostalgie, la saison s’annonce chapeau en émotions !

Aujourd’hui, je suis prêt et j’ajouterais à ce sujet, à ce verbe et à ce complément : détendu et bronzé de l’avant-bras. Et vous, êtes-vous vraiment prêt ? Avec de bonnes nouvelles comme celle-là, je vous le souhaite.

Quel beau retour au travail. Longue vie à la Référence !

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