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Revenir à la base, d’accord, mais laquelle ?

Canadien s’écroule, s’effondre, s’absente, s’éloigne, s’embourbe, s’enlise, s’enfonce, s’enfouit, s’enterre presque, mais ne s’améliore pas. Cela ferait un long titre pour une une de quotidien populiste. Cela ferait aussi montre d’une grande maîtrise de l’élision. N’empêche qu’il aurait raison, le chef de pupitre.

Que faire alors ? Et bien, il est beaucoup question de revenir à la base ces temps-ci afin d’assurer Canadien d’une place dans la course vers les séries minatoires. Vous en conviendrez, parler ainsi de « base » appelle à une définition des concepts, dirait le bon vieux Max Weber.

À l’écoute de son lectorat, le Sportnographe a donc décidé d’allouer une portion de son espace d’hébergement à une entrevue avec Marc Aubut, entraîneur du Lightning d’Hérouxville, catégorie Bantam C (récréatif). Cela afin de savoir ce qu’on parle.

Sportnographe : Monsieur Aubut, qu’est-ce que la base, sinon le fait de garder ça simple ?

M. Aubut : La base est dans les détails. Surtout les petits, mais aussi les moyens quand on y pense. Il faut toujours s’assurer de les faire contre une équipe qui est dur de jouer contre. Par exemple, marquer. Pour ça, il faut lancer. Idéalement à partir de la slotte.

Sportnographe : Est-ce inné ou acquis ? Claude Lévi-Strauss demanderait si cela relève de la nature ou de la culture. Au fait, ça s’apprend ou pas ?

M. Aubut : Oui.

Sportnographe : Comment ?

M. Aubut : Dans une pratique. Moi, je sépare toujours la glace en quatre avec des bandes en bois et je donne un puck à toutes mes gars. Chacun leur tour ils lancent dessus le gardien, idéalement un peu à côté. L’objectif, c’est d’atteindre le but. Si ça marche pas, le joueur se rapproche. Un moment donné, il marque. Pis il recommence jusqu’à temps que c’est facile pour lui.

Sportnographe : Guy Carbonneau parle ces temps-ci d’acheter des buts. Qu’en pensez-vous ?

M. Aubut : Il pourrait aussi en louer (rires).

Sportnographe : Avec le Hérouxville, faites-vous des séances vidéo ?

M. Aubut : Écoute, on tape même pas les games. Je pense qu’un tableau pis des flèches, ça fait la job. Avec un bon feutre, on voit ben.

Sportnographe : Vos joueurs se présentent-ils à chaque match ?

M. Aubut : Ben ça l’aide. Quand y’en manque trop, le deuxième goaler joue à défense. Pis est pas pire la petite.

Sportnographe : Et le sentiment d’appartenance à l’équipe, est-ce que cela fait partie de la base ?

M. Aubut : C’est certain que c’est sûr. À Hérouxville, on a seulement des enfants du peuple, contents de wearer le chandail du Lightning. Pis ça mangent des hot-dogs avec des Jos-Louis après la game, pas des Shish Taouks avec des Baklavas (NDLR : Sportnographe a aidé M. Aubut, car il parlait de Chit Ta Out et de Burka).

Sportnographe : Merci monsieur Aubut.

M. Aubut : Cool. Ça va t’être publié quand ?

* Propos recueillis par Paul Meilleur-Aucoin.

5 commentaires

Laisser un commentaire

  • Je pense qu’il faut compter plus de buts que l’adversaire , de cette façon, on met pas plus de chance de notre côté.
    J’imagine que Guy va en parler à ses joueurs bientôt.

  • Ah, la fâmeuse base. C’est un sujet beaucoup plus complexe que ça pourrait l’être. Un de mes amis, peintre de sa profession, me disait justement que pour que Canadien puisse voir l’avenir en rose, ça va prendre au moins douze gallons de Benjamin Moore Cachemire pour peinturer le vestiaire. Il s’est empressé d’insister pour dire qu’il ne faut surtout pas que le peintre se trompe de base, sinon, l’avenir risque d’être noir et Canadien va finir par se peinturer dans le coin.

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