Le Sportnographe

Mais où est Farfadov ?

Ce soir, Canadien retirera le chandail de Serge Savard, que certains esprits tordus surnomment parfois “Sort Saverge”. Heureusement qu’ici au Sportnographe, nous ne nous abaissons jamais à rapporter ce genre de propos vulgaires. Il conviendrait bien plus de se demander si Sergio est vraiment un exemple pour la jeunesse considérant la maladresse dont il a été victime en étant d’abord impliqué dans un accident coin Sanguinet et René-Lévesque, puis en emboutissant une voiture stationnée à l’angle Pie-IX et Notre-Dame, en état d’ébriété (Sergio, pas la voiture), par un bel après-midi de septembre. Mais on ne vous parlera pas non plus de cela.

Ce qui préoccupe vraiment l’amateur de sport en ce moment, ce n’est certainement pas les boires et déboires de Serge Savard, la présence des Alouettes à la Coupe Grey ou la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, mais plutôt les performances d’un autre Serge, celui qui se fait très discret par les temps qui courent et que l’on surnomme souvent “Le Farfadet” : Sergei Samsonov.

En effet, celui que Canadien a obtenu sur le marché des joueurs autonomes avant de savoir que Jean-Pierre Dumont allait être disponible, a quelques difficultés à se faire remarquer. Considérant le travail remarquable de Janne Miinimaa, on pourrait conclure qu’il s’agisse là d’une bonne chose. Néanmoins, on s’attendait à plus de Farfadov (comme l’a pertinemment baptisé Normand Leblond). Le petit Moscovite a une légère tendance à tourner en rond en périphérie de la ligne bleue (à ne pas confondre avec la “ligue bleue”), et à perdre le/la puck(e) aux mains de l’adversaire.

Bien sûr, Samsonov a récolté dix points en 18 matchs cette saison, ce qui devrait à peu près lui permettre d’égaler la production prépubère de 47 points qui lui avait permis de remporter le trophée Calder. Au départ, le fan de la Flanalette moyen s’attendait à beaucoup du petit Samso, mais c’était sans compter sur le flair indéfectible qu’ont Canadien et ses dirigeants pour les joueurs qui ont déjà été bons, mais qui ne sont plus que décevants. À l’inverse, Canadien a aussi tendance à échanger ses joueurs moyens qui deviennent super vedettes et/ou joueurs de concession chez l’adversaire. C’était bien mieux dans le temps de Serge Savard.

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