Le Sportnographe
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Les bagarres comme exutoire

Photo : CP Elise Amendola

Les gens en général ne sont pas du type à être bien au fait de leur ressentiment en dedans, comme dirait certains chanteurs de notre époque. Fectivement, refouler est très tendance au chapitre de l’homme de chez nous et avec le travail, la neige à pelleter et le petit dernier à changer de couche à toutes les deux heures, il reste peu de moment où il peut brailler comme un bébé naissant.

C’est pourquoi il existe le hockey de la Ligne Nationale. Car dans le hockey de la Ligne Nationale, toutes les émotions y passent. La joie, le bonheur, la peur et plein d’autres affaires. Mais surtout, surtout, du ressentiment en dedans qui veut sortir en dehors.

Et la bataille dans la Ligne Nationale, c’est tout ce qu’il reste aux Hommes de la terre pour faire sortir ce maudit ressentiment.

Prenez le match Boston-Montréal d’hier soir.

Du défoulatoire sur deux pattes.

De la bonne vieille bagarre de rue, du sang, des faces tappochées.

Un sentiment de libération.

Enfin.

Ainsi, l’Homme, souvent pris dans son dedans à donner des coups de marteau sur son établi dans son garage, pourra aujourd’hui sourire et flatter la tête des son petit gars, dans un bonheur complet.

Oui, la bagarre c’est important.

3 commentaires

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  • Entendu vers 15 h 15 aujourd’hui sur Radio-Canada : Robert Frosi revient sur la bagarre ridicule d’hier soir. Il fait clairement référence à Benoît Brunet, sans le nommer, en se désolant des commentateurs qui parlent des “beaux jours de la rivalité Canadiens-Bruins” en voyant un spectacle aussi désolant. À propos de son incompréhension devant un tel comportement, M. Frosi ajoute que : “certaines personnes penseront que c’est une question culturelle, je leur répondrai que c’est une question d’éducation”. Ouch…

  • Le hockey (ou la bagarre, c’est la même affaire) comme exutoire, c’est comme une larme à deux tranchants qui, en coulant le long de notre joue nous déchire la peau de notre belle face pour en faire un triste pestacle. Oui, pestacle comme peste et comme talc que l’on applique sur la balafre de notre larme de bâton. Oui, larme de bâton car l’âme de bâton ça existe pas, sauf dans les bandes décimées. Ouin, décimées, man. Aujourd’hui, y a juste des petits comiques. C’était quoi le sujet, déjà ?

  • Pierre Trudel fait beaucoup de bruits de bouche (voir déglutition/problème de digestion) également. Bon, j’aurais du inscrire cette pensée suite à l’article précédent, mais personne ne l’aurait lu.

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