Le Sportnographe

Le feu de paille continue de se consumer

Un autre épisode de la légendaire rivalité Canadien – Panthères se tenait hier à Montréal alors que la Flanalette affrontait l’équipe de l’heure dans la partie méridionale du classement de la division Est. Il convenait d’être toutefois prudent du côté des joueurs de Canadien, puisqu’encore une fois, celui-ci faisait face à une équipe qui joue d’un bout à l’autre de la partie. Carbo l’a dit : “on savait que c’est une équipe qui joue de la 1re à la 60e minute”. Il s’avère que selon plusieurs observateurs qui sont rémunérés pour étudier les questions sportives, le fait de se donner à fond pendant 60 minutes est toujours la principale qualité des adversaires du Tricolore. Ça a l’avantage d’être difficilement réfutable…

N’empêche qu’un analyste sportif qui s’y connaît en matière de poulet thaï a jugé que nous avons hier eu droit à un match soporifique et à une performance indigne de Canadien. Bon, il ne l’a pas tout à fait formulé comme ça, mais le comité de révision du Sportnographe s’est permis de revoir en profondeur la syntaxe et le choix des mots pour ne pas être obligé de reproduire ici les onomatopées originales. De toute façon, lorsque l’on considère la pénurie de crédits qui sévit présentement au sein des interventions de Jacques Demers, on ne peut que constater que ça ne va pas trop trop bien pour Canadien.

Sergeï “Farfadet” Samsonov n’en finit plus de tourner en rond, tellement que lorsque vient le temps de prendre un lancer, les étourdissements réduisent à néant le peu d’adresse qu’il possède et le condamnent à ne même pas passer près de la deuxième couronne du filet. Si ce n’était que Farfadov. Voilà que Ryder, qui cumulait jadis les buts rebuts, est incapable de l’enfiler et revient à son statut de joueur surestimé de l’époque où il mangeait la rondelle (après un bref passage dans la catégorie des joueurs sous-estimés). Ces deux-là sont tellement en difficulté qu’on les reconnaît sur la patinoire malgré le port du chandail vintage dont on ne voit pas le numéro. C’est dire.

Dans un autre ordre d’idée et comme nous avions accumulé un peu de crédit et deux ou trois chapeaux pour une pareille occasion, il faut lever le crédit et donner le chapeau au cousin Cristobal Huet qui a encore une fois disputé un fort match. À cet effet, une petite campagne médiatique (qui n’est en rien comparable à celle autour de Steve Bégin) s’est organisée pour déplorer l’absence du gardien de Canadien dans la liste des joueurs admissibles au match des étoiles de la Ligne Nationale. Évidemment, les promoteurs de cette campagne sont les mêmes qui criaient sur tous les toits en début de saison que Huette n’était qu’un feu de paille. Heureusement qu’ici, au Sportnographe, on ne change (presque) jamais d’idée.

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