Le Sportnographe

Jacques Martin : “Mes joueurs ont définitivement bien jouzé”

Crédit photo : Presse canadienne, Graham Hughes.

Ici, au Sportnographe, on l’a répété à maintes reprises : un titre d’article, c’est fait pour scorer dans le filet désert du Google. Cette fois-ci plus que jamais, car honnêtement, la victoire de Canadien sur le Boston, je m’en suis sacré avant que le match commence, je m’en suis sacré pendant le match pis je m’en sacre encore plusse le match terminé. En fait, je m’en sacrais tellement pendant le match qu’en bloguant la 2e portion, j’en ai profité pour relire un bon vieil article de feu Michel Freitag intitulé Pour une approche théorique de la postmodernité, le tout en validant les commentaires des internautes sans les lire.

“Voyons mon Paul, t’es donc ben rendu postmoderne. C’est comme si y’avait pu de grands principes généraux ou philosophiques qui guidaient ton action dans une perspective de déduction et que tu agissais désormais que selon une démarche inductive régulée par un désir fou d’efficience, le tout en fonction d’aposterioris particularistes et individualistes plutôt que d’aprioris idéalistes et collectivistes. Autrement dit, tu n’es plus le moderne que j’ai connu qui faisait partie d’une société caractérisée par l’expressivité de la collectivité et l’instrumentalisation du privé. Non, tu es devenu le représentant de l’homme unidimensionnel de Marcuse qui fait de l’expressivité privée le moteur de son développement et qui instrumentalise le collectif, soit nous, les fans du Sportno.” Eh boy, laisse-moi te dire que toi, si t’étais une femme, je t’inviterais tellement à brosser à soir à Cage pis je te paierais des ailes pour en sortir afin qu’on se rende au septième ciel, ma belle. Mais ne présumons de rien.

Ne présumons de rien, en effet, car vous êtes peut-être un gars qui s’appelle Steve et je ne suis pas fifrelet.

Chose certaine, quand je me replonge dans ces lectures sociologiques jargonneuses, je me dis que Benoît Brunet et Jacques Demers, dans le fond, y parlent pas si mal que ça.

“Pis la victoire de Canadien, mon Paul ? Ça fait 5 en ligne, là.” Relisez mon premier paragraphe, Steve.

On reconnecte un moment donné.

14 commentaires

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  • Défi de faire un article sur la post-modernité, relevé avec brio cher mr. Aucoin.

    Pour paraphraser Benoit et Jacques : Un excellent travail de la part d’un gros bonhomme. C’est ce qui arrive quand tu *tousse* et que tu vas au filet!

    Chapeau!

  • mouan… tu t’en sacrais tellement durant le match que tu as mis un “t” à la place d’un “s”… tu t’en sacrais vraiment mais vraiment là… on te crois!

    PS : c’était ça le texte à la sociologie que tu nous avais dis que t’allais pitonner?

  • @ Bébéhabs : C’est corrigé. En fait, c’était simplement un test pour voir si tu allais t’en rendre compte. Tu es infaillible.

  • J’espere que vous avez mis cet excellent article de Michel Freitag en correspondance avec la vision organiciste de la société de Claude Lefort qui vous aurait dit que Canadien est un exemple de l’institutionnalisation du conflit au sein de la société et de la division du corps social.

  • Vous auriez mieux fait de lire le “Rhizome du Pool dans le devenir-Poulet BBQ” de G. Deleuze : vous n’auriez pas perdu votre temps à avaler la Molson M de la sociologie.

    ***

    La “Philosophie de l’agent”, de Georg Simmel, c’est pas mal non plus, si on veut comprendre le plafond salarial contemporain et ses salades de nivelage en faveur des clubs sub-tropicaux des US.

    Y’a aussi “Surveiller et punir” du beau Kerry Fraser. Très surprenant.

    Enfin, “L’herméneutique de la perruche” (une attaque contre “L’autruche et le journaliste” de Yann Martel), de Gadamer et Pednault, c’est très drôle, surtout vers la fin.

  • @ Bebehabs: Je vous félicite pour l’efficacité avec laquelle vous maniez l’ironie. “On te crois” avec un “s” au lieu d’un “t”: wow, intait shot celle-là!

  • Je connais rien en sociologie de la famille en 1972, l’année où les Bruins ont gagné leur dernière Coupe Stangne-les et que la bière Molson était en forme de tétine dans les tavernes, ce qui étaient une cage au sport avec pas de féministes…

  • je rajouterai à cette digne liste de lecture :
    – la condition post-moderne de Pierre Gautier (en fait écrit par Bob Géné) où il nous explique pourquoi des trades déterritorialisants avec un plafond de verre salarial, ce n’est plus à l’ordre du jour de nos ligues d’affamés conceptuels (il y a un chapitre sur le jazz aussi)
    – Aussi, l’incontournable Mille Plateaux, de Gilles 2 L’euze (un tcheumi slammeur de Grand Corps Malade), où tout futur plateau de chaque Canadien est répertorié (la millième minute de pénalité de Lapierre, le 200è dégagement refusé de Hal Gill, le 100è sapin de Price, etc.)
    – Enfin, l’homérique Histoire de la Sexualité du Vestiaire t.II : l’Usage des Plaisirs ; où tous les échos de vestiaire plus ou moins crasses nous sont analysés par le sociologue japonais Michel Fu Ko dans sa faconde la plus inimitable (idéal pour se caresser dans les entre-périodes… mais PMA sait de quoi je parle).

  • À lire dans les vacances :

    “À la recherche du gant perdu”, de Marcel Crosby, fort prisé.

    “Le bonhomme sans qualités”, de Robert Brunet.

    Du même : “Des souris et des bonhommes”.

    @White Russian : Si je me fie à Brunet, il faudrait plutôt dire “le fond de détertorialisation” (on sait en effet qu’il n’est plus possible d’utiliser le mot “zone”).

    Enfin, “Différence et répétition” demeure un classique pour comprendre pourquoi le CH termine toujours 8e.

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