Le Sportnographe

Jacques Demers n’est pas un chien

Alors qu’il faisait le plein de sa Honda Civic 1997 dans une station service de Pierrefonds récemment, Jacques “Hitman” Demers a relevéun immense défi que la vie a su lui imposer, le plus grand tout juste après celui d’avoir eu à diriger Stefan Lebeau.

Tandis qu’il était rendu à sélectionner la sorte de gazoline à inclure dans le précieux réservoir de sa machine, trois voyous de la pire espèce ont commencé à s’astiquer la rate devant une voiture stationnée tout près.

Alors que le couple à l’intérieur de la voiture commençait à avoir envie de remplir leur pantalons de matière biologique non comestible, Jacquot, lui, du haut de son deuxième menton, voyant la scène, commençait à établir une stratégie sans payer de mine comme ils disent dans le monde de la fourniture scolaire…

Après que les ti-garçons pas fins aient commencé à faire des choses encore plus pas fines, le monsieur dans la voiture, pris d’une certaine poussée d’adrénaline et surtout d’un besoin pressant de montrer à son épouse qu’il était pas du genre peureux, décida de sortir de la voiture afin de régler les comptes. Chose conclue assez rapidement grâce à une droite et à quelques coups de bottes à moulure d’acier dans le front, gracieuseté des jeunes hommes pas gentils.

C’est alors que, caché derrière son premier menton, Jacques “Bladerunner” Demers, dans tout son courage, (on rit mais ça prend de la grosse testicule pour faire ça), fonce sur les trois petits cochons et en empoigne un par le collet et, en attendant les renforts policiers, le retient par terre grâce à sa technique développée à l’époque où il était coach du Canadien alors qu’il montait les marches de l’oratoire, en lui pilant dessus à l’aide de ses genoux.

C’est alors que l’improbable arriva, un des jeunes loups, probablement surpris que monsieur soixante ans soit aussi solide, le traita de chien, en anglais. Pas content de se faire dire “you’re a dog”, Jacques n’a fait ni une, ni deux et même pas trois et envoya promener la tête du jeune bandit dans la baie vitrée, comme dans le temps de Sawchuk.

Tout s’est terminé dans les règles de l’art. Les policiers arrêtèrent les malfrats, les spectateurs ont applaudi au courage, et Jacques est rentré chez lui, heureux d’avoir encore une fois semé le bien.

Et s’il est une morale à retenir de cette histoire, c’est que Jacques Demers n’est pas un chien. Il est un boeuf, fort comme un cheval.

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