Le Sportnographe
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En tant que sociologue

Photo : AP

L’écriture est une activité qui rend sourd dit-on. Ou c’est autre chose, cela dit, je trouve qu’écrire est également une activité qui sert d’exutoire pour à des émotions prises en dedans. Elle nous permet de mieux nous connaître et d’en connaître mieux sur les autres. Richard Labbé en est un exemple patent. En deux textes, tu vois que c’est un bon gars que tu veux avoir comme ami.

Cela dit, le dernier texte de Meilleur-Aucoin m’a vraiment eu par les sentiments. Pour ceux qui ne lisent pas ses torchons, dans son dernier papier, Paul expliquait que mes articles ne sont que du vide, avec de la crème fouettée sur le dessus.

Évidemment, on pourrait croire que ce genre d’accusation me passerait par-dessus là tête, compte tenu du fait que c’est Paul Meilleur-Aucoin qui l’a écrit. Toutefois, c’est avec une grande surprise que son texte m’a pris par les sentiments. Premièrement, c’est une des rares fois que Paul ne copie pas un de ses sujets passés et écrit un texte presque original. Deuxièmement, il met un doigt sur un bobo : le vide.

En tant que gars qui travaille avec un sociologue, j’ai tout de suite vu dans ce texte le désir de la part de Paul que j’épanche plus mes opinions sur des sujets d’actualités. Il aime qui je suis, et je le comprends. J’ai vu également là-dedans une certaine jalousie sur mon talent d’écriture et d’enrobage, talent partagé par des grands de la littérature. Et je ne parle pas que de Malraux, Proust ou Pascal, mais également de bien d’autres que je garderai pour moi. J’ai finalement vu un amour caché pour ma personne, amour qu’il dissimule tant bien que mal derrière son crâne luisant. Encore là, comment ne pas le comprendre.

C’est pourquoi, à l’image de l’honneur qu’il m’a fait, j’aimerais vous offrir un texte à la Paul Meilleur-Aucoin, en espérant que cela soit à sa hauteur. Ne m’en voulez pas si je n’y arrive pas, il y a déjà un bout que je ne suis pas allé à la hauteur de Paul. Que voulez-vous, j’aime les hauteurs.

Hmmm…

Bon, écoutez, je l’avoue, le contenu c’est pas mon truc. J’ai bien essayé, mais malgré les conseils de Paul lui-même, je n’y arrive pas. Pourtant, je relis ses notes et malgré les En tant que sociologue, Sous-sport, Su, Pis et Marde qu’il me conseille d’user sans retenue, rien ne sort.

Je m’incline. Je vais laisser le contenu original à ceux qui connaissent ça.

On reconnecte un moment donné

13 commentaires

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  • Jamais eu autant l’impression qu’il est temps que les zèbres droppent le palet. Sportnographe sans Canadien qui joue, c’est comme s’essuyer avec du Réjean Tremblay: C’est pas pareil.

  • D’accord avec vous, Réal. J’irais même plus loin : dans sa dernière chronique, on sentait chez Paul comme un “désir” du vide.

  • bin voyons Munger, m’as vous en faire un moi un texte à la Paul.

    Mouais mais là Bundock, c’est entre Munger pis Paul cte débat-là, mêles-toi en pas.

    Eille le fifrelet on t’a pas sonner, pis en plus je le sais que tu as pris Aaron Palushaj pis Craig Rivet dans ton pool fake écrase.

    Comme ça Munger est pas capable d’écrire un texte à la Paul, coudonc Munger qu’est-ce qui vous prend, êtes-vous encore en train de traverser la ligne bleue la tête baissée comme un David Booth qui sait pas encore qui va rencontrer le coude de Mike Richards?

    Mais Bundock ça pas rapport ton exemple.

    Je le sais mais pour écrire un texte à la Paul faut parler d’arrachage de tête à la patrice cormier.

    ça fait que

    on reconnecte un moment donné

  • Le “vide” meilleur-aucoinien n’exprime en lui-même que la tension ontologique propre à l’écriture journalistico-sportive hors calendrier. Il touche parfaitement l’enrobage réal-mungèrien en ce qu’il en révèle la vacuité. Le sociologue de salon refoule ses sentiments dans une prose simili-scientifico-vulgarisatrice. Fake tout ce que je veux dire, c’est que débattre de la qualité du vide, et du “désir de vide”, de Meilleur-Aucoin dans une chronique sociologi-comique, montre bien que la saison n’a pas encore repris.

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    Quand j’entends des gens nous traiter d’égoïstes, ou d’édentés ou de complotistes parce qu’on veut offrir un avenir meilleur au Québec, ben je leur dit d’aller se faire foutre parce qu’ils ont rien compris.

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