Le Sportnographe

Descendons le 36 des hauteurs de l’estime

Mon Ron, tu fais sans doute bonne route avec cette histoire de retrait du numéro 3 d’Émile Bouchard. Personnellement, je n’ai jamais vu jouer Boutch, mais c’est tout comme, car c’est toi qui me dit que le Émile était bon, ça fait que ça doit t’être vrai. Non seulement je te cré, mais je t’encourage à poursuivre en ce sens parce que le 3, ben c’est O’Byrne qui le porte actuellement. Et si on le retirait (pas O’Byrne, mais le numéro, vous aviez compris, malgré que de retirer à jamais O’Byrne de l’alignement de Canadien serait une excellente idée également), ben notre poteux dans son net serait obligé de se trouver un autre numéro à enfiler et déjà ça, ça risquerait d’être trop compliqué pour lui et de compromettre sérieusement le reste de sa carrière. Juste pour ça, Ron, lâche pas.

Or, si t’es pas dans le champ pantoute avec cette idée de retrait du numéro de Émile, permets-moi de te poser la question suivante. Pourquoi tardes-tu à initier un mouvement similaire pour qu’on retire des hauteurs de l’estime le 36 porté par Dave Morisette pendant 11 matchs dans l’uniforme de Canadien (et dans la Ligne nationale) entre 1998 et 1999 et ce, pour un total cumulatif au final de 0 point et quelques poings ? Parce que, t’sé, quand on voit Dave Morissette jouer avec les anciens de la Flanelle comme en fin de semaine, ben nous autres, ça nous gratte dessus notre tatoo de Canadien tatoué su notre coeur.

Bien sûr, ma demande est métaphorique, car on le sait, D’Agostini porte déjà le 36 actuellement. Mais bon. On s’ostinera pas pour une métaphore.

D’ailleurs, toi qui aime les statistiques mon Ron, j’ai consulté l’algorithme de Sportnographe Sports t’à l’heure et tu sais quoi, Morissette a maintenant joué plus de matchs comme ancien de Canadien que comme joueur de Canadien. Nous autres, on trouve ça cave, mon Ron. Pire, on se sent pas respecté comme fan. Et ça, c’est l’authenticité du soi moderne telle que présentée par l’ami Charles Taylor dans son ouvrage Les sources du moi. La formation de l’identité moderne [1] qui s’en trouve compromise. Et l’authenticité, ça pas de prix.

Bref, que tous ceux qui trouvent que Dave Morissette ne mérite rien de mieux que de ne plus jamais jouer pour les anciens de Canadien se lèvent et unissent leur voix à la mienne pour te dire : Ron, come on.

On reconnecte un moment donné.

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