Le Sportnographe

Chapeau ! Radio-Canada !

Vous vous couchez tôt, pas trop de bonne heure quand même mais vous vous couchez pas trop tard même si on est vendredi soir. Parce que moi, vous me connaissez peut-être pas encore autant que vous le désireriez, mais moi Réal Munger, je suis un passionné de la pédale. Et un passionné de la pédale avait pour obligation, samedi matin dernier, de régler son cadran à 6heures AM pour le départ de la course sur route masculine d’Athènes.

Toutes les conditions pour une course franchement vraiment beaucoup excitante. De la chaleur, beaucoup de meneurs, une route glissante, de l’air dégueulasse et pollué autant que les bobettes du Grand Antonio, une distance suffisante pour plusieurs abandons de marque, tout ça à 6 heures du matin. Faut avouer une chose avant dans dire d’autres, maudine qu’on était excité heille ! D’autant que l’olympien en titre, mon préféré de tous les temps, le mangeur de brioches par excellence, le gros Jan Ullrich, défendait son titre et son honneur d’un Tour de France en queue de castor (c’est une joke de pâtissier).

La télé s’allume à Radio-Cacarnac et le départ est donné avec mon ami Louis Bertrand au micro que j’aime bien gros même s’il jase jamais de droye sale comme s’il y en avait pas franchement on est pas niaiseux quand même tsé. Donc revoilà, le départ, ça roule sur le circuit d’Athènes mesdames et messieurs.

[PRÉCISIONS] Ne nous mettons pas le doigt dans l’oeil, dans une course d’une journée comme celle-là, il n’y a pas tellement d’action avant la mi-course. Quand même sont pas niaiseux, ça travaillent pas pour rien les cyclistes dans cette catégorie là. Ils laissent faire. Y’en a qui tentent, mais pour la forme, parce qu’à cette chaleur et à cette distance, les échappées sont inutiles ou bien futiles. Rien de sérieux donc.

Mais on est pas ici pour jaser course mes amis, non madame, le titre de cette chronique le précise en tout et partout, on est ici pour se jaser le bout de bacon de couverture des Jeux de la part de la télévision nationale elle-même en personne.

Bon, d’accord c’est le grillon italien qui a gagné avec panache. Bettini a jailli d’un peloton épuisé à rattraper les Virenque, Backstedt et Bodrogi et surtout fatigué par des Allemands un peu nonos qui ont décidé de mener le groupe à un train d’enfer au deux tiers de la course pour pas grand chose sinon que de favoriser l’arrivée de Paolo sur un tapis d’olivier. D’ailleurs c’est pour ça qu’on l’appelle le grillon, l’Italien. Ça capacité à sortir d’un peloton, de jaillir comme une sauterelle de la terre. Et c’est à son honneur au grillon. Il a regardé les faces de carême des Allemands, la déception des Espagnols, la souffrance des Australiens et il s’est dit qu’il fallait bien que quelqu’un remporte cette course et il l’a fait avec une superbe envolée.

Ceci étant dit, parlons maintenant de couverture sportive télévisuelle. Saviez-vous que le CIO interdit toute diffusion internet de l’action olympique de la part des diffuseurs de toutes sortes ? Pour cette raison, il est impossible d’écouter la radio de Radio-Canne via le Grand Réseau durant la totalité des Jeux. C’est bien fait non ?

Mais continuons donc à jaser vélo sur le réseau. Donc départ vers 6h00 AM, avec les excellents commentaires de mon ami Bertrand qui ouvre la course de belle façon. Belles explications, bonne analyse et belle présentations des prétendants à la couronne. Un petit 15 minutes, juste de vélo ! Que s’annonçait belle la matinée ensoleillée de samedi ! Mais parce que les Jeux, c’est plus que du vélo, et parce que le vélo, c’est pas les Jeux, on s’attendait à passer quelques temps d’antenne à nos athlètes canadiens qui forcent fort sur le tremplin, à la boxe et partout où il y avait du Canadien. Parce qu’on est fier d’être Canadien, ne l’oublions jamais, avec des petits drapeaux pis toute. Donc, pas tout le temps du vélo, mais quand même, du vélo. Allez savoir pourquoi et pour quelles raisons les gens s’intéressent au Volley-Ball de plage masculin – matchs préliminaires – entre l’Irlande et les Pays-Bas mais un match complet, ça, y’a pas de raisons dans le monde qui justifient le monopole des ondes pour ça.

De retour au vélo sur les ondes après une superbe victoire surprise inattendue sans lendemain des Irlandais penseriez-vous ? Hey bin non, on décide de couvrir un match de Basket-Ball féminin USA – Nouvelle-Zélande. Au moins c’était le gars qui crit “Swooosh” quand y’a un panier du centre-ville comme y dit. Mais bon, moi le basket, c’est pas ma tasse de Pepsi chaud, mais là, au moins si on jasait Canada, mais la Nouvelle-Zélande… ?

Ensuite de la boxe, et de la nage, et du plongeon, et du volley-ball, et encore du basket. Pas de vélo. Y’avait Bertrand là-bas tout seul, qui jasait je sais pas trop à qui tout seul pendant 5heures de temps, mais on l’a presque jamais revu.

Je suis parti rouler, j’étais insulté sans bon sens. J’avais pas su apprécier la crème du basket-ball féminin néo-zélandais faut croire.

Chapeau ! Radio-Canada !

Ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Infolettre

Flux Le club des mal cités

  • Jean-François Gosselin, à propos des femmes en politique
    Quand moi j’approche quelqu’un, je veux pas me faire dire non, donc j’y vais tranquillement. […] Pis aussi, quand on convoite, je te dirais c’est encore plus vrai lorsque c’est des candidates parce que de nature, les femmes sont peut-être moins attirées par la politique. Pis pour moi ç’a toujours été important aussi d’avoir des […]
  • Luc Ferrandez, insulté
    Ça m’insulte de voir du monde mettre leur manteau d’hiver en été. Christ, achetez vous des manteaux d’été !
  • François Legault, à propos d’un meurtrier tué par la police
    Je suis content qu’on soit débarrassé de cet individu-là. Il faut voir aussi ce qui est arrivé. Étant donné que c’est quelqu’un qui était déjà ciblé, pourquoi a-t-il été relâché?
  • Jérôme Blanchet-Gravel, dur-à-cuire
    Dernier grand débat de société: si vous vous sentez intimidé par une caissière de 16 ans au Ashton qui vous propose de lui laisser 20% de #pourboire sur une machine, c’est que vous n’avez jamais fréquenté de quartiers où on peut vous braquer pour 20$ avec une arme.
  • Éric Duhaime, rassembleur
    Quand j’entends des gens nous traiter d’égoïstes, ou d’édentés ou de complotistes parce qu’on veut offrir un avenir meilleur au Québec, ben je leur dit d’aller se faire foutre parce qu’ils ont rien compris.

Catégories