Le Sportnographe

Caroline remporte la belle coupe Stanley

Dans un souvenir pas si lointain, sur un plateau doré, Canadien offrait la coupe Stanley à Caroline. Un tir dévié, qui prit une précise trajectoire dite papillon, heurta la jonction supérieure droite des poteaux du filet de Cristobal Huet, ou la gauche si vous étiez derrière son but, et Canadien terminait sa petite saison non pas comme il l’avait commencée, mais bien bredouille, c’est-à-dire sans tambourin, ni trompette. Le Sportnographe se tut. En deuil ? Pas vraiment. Triste ? Probablement. Car nous, chroniqueurs, avons des émotions. Un but rapide creva nos espoirs, et, soudainement, nos pleurs inondèrent claviers et pensées. L’encre ne se faisait plus couler, et nos articles furent noyés et emportés avec Canadien. Avec papiers du médecin à l’appui, les chroniqueurs du Sportnographe partirent en vacances pas trop loin de chez vous, et vous, lecteur, n’aviez plus aucune référence en sport.

Heureusement, dernièrement, nos oreilles extérieures bien placées dans le milieu de l’écoute nous ont rapporté que les choses recommençaient à bouger dans l’univers de Canadien, et nos sens se réveillèrent. Au bas d’un contrat de trois ans, Steve Begin apposa sa belle signature, et, profitant de la sortie du crayon, sans doute de luxe, de Bob Gayney, Garth Murray signa pour deux ans, et Aaron Downey pour un an. Deux jours plus tard, monsieur Gayney retrouva sa plume afin de la présenter au défenseur de six pieds zéro pouce, Mark Streit. Des nouvelles fraîches de Canadien, ça redonne espoirs et passions, ça vous libère l’inspiration et la motivation. Merci Canadien, merci. Devant tant d’excitation, l’été s’annonce chaud.

En parlant de chaleur estivale, aujourd’hui, l’été est officiellement commencé, car la coupe Stanley fut libérée. Caroline se pavanera malheureusement avec la coupe sous son bras, puisque, bien sûr, elle a remporté plus de victoires que ses adversaires. Oui, vous avez raison, précieux lecteur, les mots Caroline et coupe Stanley raisonnent étrangement à l’oreille de l’habitué. Oui, une connaissance très proche de vous l’avait peut-être prédit, à vous, fidèle lecteur, et, vous aussi, vous pouviez sans doute l’imaginer et le concevoir, mais pourrez-vous l’entendre et l’endurer, pour l’été durant ? Caroline, la championne. Cam Ward, le héros des éliminations. Canadiennes et Canadiens devront se contenter de la bredouille, coupe « Stanleyment » parlant. Caroline, la championne… Caroline… C’est le gars responsable de la couverture du Beckett qui doit être content.

Pendant que, la semaine dernière, Kirk Muller et Guy Carbonneau discutaient tendrement mais sans commentaires, Edmonton se donnait corps et âme afin de se rapprocher de la précieuse coupe qu’il avait si longtemps convoitée, le pauvre. Après s’être si brillamment relevé près du mur où il était accoté, Edmonton est finalement tombé ; hier soir, pendant l’ultime match éliminatoire, tel un Patrick Roy, Cam Ward mérita un peu plus son trophée du joueur par excellence des séries, ou le Conn Smythe pour les intimes ; Caroline leva fièrement la coupe sans crier que quiconque allait à Disney World.

Le Sportnographe avait savamment expliqué à Canadien qu’il devait profiter de l’inexpérience de Gerber, mais, lui, Cam Ward est arrivé et il a éliminé votre Canadien. Selon l’expression populaire, les choses allaient trop bien, et le jamais deux sans trois ne s’est jamais pointé, l’hypocrite. Vous, héros obscur que vous étiez, vous aviez effrayé et déconcentrez le gardien alors numéro un de Caroline, mais, le maintenant gagnant du prestigieux trophée qui souligne le brio du joueur qui s’est le plus présenté pendant les séries, Cam Ward a brillé sous vos yeux avertis. Sans lui, Caroline n’allait nulle part, et Canadien serait hypothétiquement champion. Pensez-y ou n’y pensez pas, mais il ne manquait pas grand-chose… une victoire, idéalement deux, et Canadien était champion à quelques équipes de se défiler sur la Sainte-Catherine. Sans cette recrue, les choses allaient trop bien…

Sauf que, au hockey comme dans la vie, les petites choses font souvent la différence et les impondérables continueront à vous surprendre. Et c’est ça, les impondérables et les petites choses qui peuvent nous donner espoirs. Canadien gagnerait la coupe, prochainement. Serez-vous prêt ? Ici, nos meilleurs spécialistes étudient déjà le dossier, et Caroline sera délogée.

3 commentaires

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  • J’aimerais te laisser un message dans cette chronique pour te dire Caroline que je suis très fier de toi, de tout le chemin parcouru depuis tes moins glorieux débuts à Hartford (te souviens-tu de la fois où je riais de toi. je m’excuse maintenant). Mais je t’écris surtout pour te dire de ne pas te décourager par ton voisin sur la une du Sportnographe.

    Ton voisin a beau être beau et populaire, mais selon moi, il est trop bruyant et s’attire toute sorte de gens qui parlent pour rien dire. Dis-toi qu’au moins, toi tu as gagné la prestigieuse Stanley. Ne te décourage pas : Un jour le peuple verra !

    Je suis très fier de toi, même si tu as chassé Mes Deuxièmes Z’Amours. Si jamais tu trouves qu’il n’y a personne qui vienne te voir, et que ça te fait vraiment trop de peine, vient me rencontrer. Je t’attends, toi et surtout la Prestigieuse, sur la Catherine

    Mes amis, mes camarades, venez visiter Caroline. La bière est peut-être moins bonne ici que chez le voisin Théo, mais au moins, on est entouré de gens vrais, de gagnants. Bravo Caro !

  • Héhéhé, en effet, le CH a offert la Coupe à la Caroline, mais dans mon livre à moi, c’est lors du 3ième match de la série que ça s’est joué.

    Alors qu’il ne restait que quelques minutes au match, mené 1-0 par le CH, Rod Brindamour a sorti l’habile Sheldon Souray… Alors que la série aurait été 3-0 sans ce but, les Canes ont remporté le match 2-1 en prolongation, et le reste appartient à l’histoire !

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