Le Sportnographe

Canadien n’est pas assez offensif

Après une splendide victoire remportée à la fusillade, tous avaient du chapeau à donner à Cristobal Huet, comme si chacun avait sa garde-robe bien remplie de couvre-chefs à partager. Après avoir divulgué, analysé et décortiqué les statistiques de votre gardien favori dans leur chiffrier préféré, les experts étaient prêts à comptabiliser un autre match. S’étant déplacé pour le rendez-vous, Canadien était prêt lui aussi. Là-bas, Caroline l’attendait avec ses quelques partisans. Pour votre plus grand plaisir, la joute débuta devant une foule presque endiablée, voire trop turbulente. Tout était permis pour les deux équipes, et il ne restait qu’à déterminer un gagnant. La première période se déroula comme à l’habitude, soit de seconde en seconde.

Après avoir effectué une bonne mise en échec, votre Guillaume Latendresse prépara un filet non-rebut en effectuant une passe évidemment grandiose à son collègue Michel Ryder qui, par le fait même, brisa sa dramatique et toujours trop longue léthargie. Tout le monde était alors content, car Canadien allait bien. Selon une personne qui ne fut pas interrogée par le Sportnographe, après une dizaine de minutes, on avait déjà droit à du « Markov à son meilleur » qui, il faut le noter, est supérieur à du « grand Markov ». Mais les choses se ratatinèrent un peu lorsque Cristobal Huet fut faible en arrêtant seulement le premier tir. Caroline profita de cette belle occasion de marquer.

Aidé d’un jeu de puissance, Streit réussit à toucher au disque, mais il rate le but d’à peine quelques pieds. Plus tard, Huet donna un retour et il s’en voulut. Il s’en voulut vraiment. Car Éric Cole lui enfila l’aiguille dans le filet, et Caroline prit les devants dans le fichier Excel de la grande ligue.

Pour contre-attaquer, Kovalev fit un pivot qui, selon certains, fut très bien fait et il tenta de déjouer Caroline par derrière. Canadien leva les bras, l’officiel montra ses dix doigts et, vous l’avez deviné, le pointage resta inchangé. Ensuite, après une longue présence de son quatrième trio qui avait peine à céder sa place au deuxième, avec l’aide de Plekanec, Canadien ajouta un but à sa fiche personnelle et il égalisa par le fait même le match. Il est inévitable au passage de mentionner que Guillaume Latendresse a obtenu une passe sur le premier but du Tricolore et que, un peu plus tôt, il frappa un poteau de plein fouet avec son lourd tir. En parlant de poids, il y a une rumeur qui, on l’espère, ne courra pas comme la petite madame orange, selon laquelle le petit Guillaume serait trop gras et, en perdant un peu de cette graisse, il aurait sans doute déjà six buts.

Après une drôle de décision de Streit qui, probablement épuisé, s’en retourna au banc en laissant la Caroline avec la rondelle, Souray dut prendre une punition pas méritée afin de créer une occasion de marquer en désavantage numérique, car, pour compter, Canadien ne doit pas jouer à force égale, ils l’ont dit à la télévision. Mathieu Dandenault, qui, pendant un instant, hérita du talent manuel d’un grand, déjoua le défenseur et tira au but. Une belle chance, vous auriez dû voir, je vous le dis.

Rivet a choisi de passer la rondelle à son adversaire, Justin William, et, sans le remercier, celui-ci déjoua votre Cristobal d’un agile lancer. 46 secondes plus tard, Caroline fit encore de la peine à Canadien en ajoutant un autre filet au tableau indicateur, ce qui n’avantagea point le Tricolore. Pauvre Tricolore. Il y a les buts en début de période, les buts en fin de période et les buts rapides qui blessent et qui affaissent une équipe. Pour celles et ceux qui ne me suivent pas, c’était alors 4 à 2 pour Caroline, et je vous le dis ici parce que c’est important. Pensez-y.

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