Le Sportnographe

Canadien ne gagnerait pas la coupe

Hier soir, sur la surface gelée du centre Bell, Canadien, votre seule vraie équipe sportive, affrontait le Lightning dans un duel électrisant qui allait décider de la septième place de la conférence de l’Est. Une partie importante puisqu’elle était dite de quatre points. Ou bien Canadien gagnait fièrement et prenait avec arrogance une avance de trois points sur le Tampa Bay, ou bien il perdait humblement et retrouvait avec modestie son confortable huitième rang à un point de ses plus proches adversaires. Le match a commencé zéro à zéro, et tous les espoirs étaient donc permis. Canadien désirait battre les champions de la coupe Stanley et montrer à ses partisans que, cette année, la coupe à champagne argentée se pavanerait sans aucun doute sur la Sainte-Catherine. Comme l’expert me l’avait dit, c’était Cristobal Huet qui se retrouvait devant la cage du tricolore. On espérait un autre blanchissage et une autre victoire, mais le résultat final fut décevant.

Après une période de jeu, le pointage était toujours à zéro, c’est-à-dire qu’aucun joueur n’a réussi à faire briller la petite lumière rouge derrière leur gardien respectif. Malheureusement, en deuxième, Canadien a continué à ne pas marquer, tandis que le foudroyant Lightning, lui, a compté des buts, deux pour être précis. Tout d’abord, Vincent Lecavalier a logé la rondelle au bon endroit pour inscrire son vingt-huitième but, et le petit Martin St-Louis est venu clouer la marque finale pour le Tampa Bay. Il faut noter ici que Cristobal a chuté habilement en effectuant son déplacement latéral lors du premier but et qu’il a remis maladroitement le palet à l’adversaire pour le dernier but. Vous pardonnez peut-être ces bévues de votre gardien étoile, mais le Sportnographe demande maintenant David Aebischer. Nous sommes toujours prêts à pardonner une erreur anodine, mais, jamais, lorsqu’elle coûte une victoire cruciale à Canadien. Pourquoi ? Parce qu’il ne faut point se laisser amadouer par les prouesses d’antan. C’est la performance de l’équipe qui importe et non notre gentillesse.

Les choses se gâtent tranquillement pour vos glorieux. Une défaite par ci et on garde espoir ; un revers par là et le rêve s’amenuise. Selon des sources fraîches et limpides, au grand dam des partisans ayant réservé leur chaise pour l’ultime défilé, Canadien ne gagnera pas la coupe. Le tricolore joue mieux qu’il jouait à l’époque de Théodore, mais, justement, il ne suffit pas de mieux jouer, il faut gagner, gagner et encore gagner. Les défaites et les perdants n’ont pas leur place à Montréal. Pourquoi perdre des victoires lorsqu’on peut les gagner ? Pensez-y.

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