Le Sportnographe

Canadien gagne le duel de gardiens de but

Hier soir, pour souper, Canadien recevait au centre Bell le Islanders par politesse, car, une semaine plus tôt, ce dernier l’avait accueilli dans son palais des glaces, le Nassau Coliseum, où la bande, elle-même, affiche des publicités variables. La table était donc mise, les couverts disposés, l’apéritif terminé. Après avoir pris connaissance du plan de match, Canadien se prépara à remporter la victoire, et le Islanders à repartir bredouille. Or, après avoir visionné le pointage final, aujourd’hui, votre unique primeuriste, le créateur du Sporn Académie 2006, vous présente gratuitement ses plus intimes observations. Magique nous direz vous, attendez la fin et, ensuite, vous jugerez notre analyse du ralenti sportif.

Comme vous le savez déjà, Canadien a blanchi son adversaire, puisque c’était Cristobal Huet qui protégeait la cage du tricolore. Étant donné que la nulle plate n’existe heureusement plus, qui dit blanchissage criera victoire. La preuve, Tricolore n’a pas accordé de but et a remporté la joute avec un pointage exemplaire de 2 à 0. Les fins connaisseurs qui ont choisi Radek Bonk dans leur « pool » seront comblés, car il a brillamment lancé la rondelle dans le filet que Rick DiPietro ne protégeait plus, ayant cédé sa position pour un sixième attaquant. Les statistiques montrent aussi que Chris Higgins a déjoué d’un tir dit du revers le gardien du Islanders en prenant le retour de son coéquipier, Saku Koivu, qui avait un peu plus tôt, j’imagine, saisi la passe de son compagnon, Michael Ryder. Or, puisque vous avez regardé la partie, le Sportnographe va vous épargner les autres détails. Vous nous direz alors que chaque victoire est importante, et, aussitôt, nous vous le confirmerons. Un maigre point a moins de chance de faire la différence à la fin de la saison que deux gros points.

Présentement, Canadien a la bosse du hockey, il gagne et s’éloigne tranquillement de l’inconfortable neuvième place qui se trouve vraiment à être une fâcheuse position puisque, lorsque la saison se termine, elle exclut automatiquement l’équipe des séries par un cheveu. Plusieurs bonnes gens parlent d’une équipe chimiquement unie comme en 1986, où, vous l’aviez remarqué, les glorieux avaient hérité de la coupe Stanley à la grande surprise des experts. Il faut se rappeler que, à cette époque, la référence en sport n’existait pas encore, alors vous étiez laissés à vous-mêmes devant ce sport complexe, le hockey. Mais, cette année, le Sportnographe, sa merveilleuse équipe et ses authentiques sources seront à votre service pour couvrir l’évènement.

Demain, Canadien affronte la recrue probablement de l’heure, Alex Ovechkin, et le moins dangereux Capitals. Une belle chance de remporter une cinquième victoire consécutive s’offre à Canadien, saura-t-il la saisir. Le pointage final dépend sans doute du gardien choisi par Bob Gainey. Il faut noter que David Aebischer a décidé de faciliter la vie aux statisticiens en cumulant les cinq buts dans son filet depuis son arrivée chez Canadien et que Cristobal Huet a choisi d’impressionner les partisans. Une question de choix et d’attitude, donc de mental. Pensez-y.

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  • Au fait, vous connaissez la signification du CH sur le chandail de Aebischer ? Crouton Helvétique en hommage à ce gardien aussi troué que ses fromages régionaux..

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