Le Sportnographe

Canadien doit rappeler son choix au repêchage

Alors voilà, on regarde tout cela à la TV d’un objectif objectif — ben oui, celui de la caméra, et il est neutre — et on ne tarde pas à arriver à la conclusion générale définitive : Carey Price est un joueur fini.

Faisez face à la dure réalité, partisans de Canadien : ses meilleures semaines sont derrière lui. Des dizaines et des dizaines de minutes devant la cage ont achevé d’user son mental. Il n’est plus en feu sacré. Ce trou au-dessus de son épaule gauche, il est comme celui dans la couche d’eau jaune, jaune comme les anciennes pads de Marc-André Fleury : les attaquants du Philadelphie ne voient que lui, ils visent dedans, et ça commence toujours 2-0 le Philadelphie. Et Canadien n’est pas équipé pour jouer du hockey de rattrapage.

En plus, Carey Price n’a pas compté pendant le 5 contre 3 lundi soir, et il n’a pas effectué un seul arrêt de toutes les deux punitions simultanées.

Ce constat fait, quelle solution pour Canadien ? Certainement pas Halak : au contraire de Price, il manque d’expérience. Non, il faudrait Cristobal. D’abord parce que si Cristobal n’avait pas été échangé pour laisser toute la place à Carey Price, Carey Price n’aurait pas été si fatigué. Carey Price n’aurait peut-être pas été devant la cage durant le présent détail, et les attaquants du Philadelphie n’auraient pas pu profiter du trou ; ils n’auraient même pas été au courant. Aussi parce que si Cristobal n’avait pas été transactionné comme une vieille chaussette, il n’aurait pas perdu la première série pour Washington, ce qui fait que le Philadelphie aurait été éliminé et que Canadien aurait affronté le New York Rangers à place.

Or où en sont-ils, le New York Rangers, je vous le demande comme ça au passage ? Exact : à 0-2. Imaginez un peu, avec Cristobal, Canadien mènerait 2-0 après trois joutes. Le New York Rangers devrait affronter quatre matchs de suite avec pas de lendemain.

Mais il est trop tard : Cristobal est parti. Pour toujours. Canadien doit donc assumer son geste et envoyer dans la mêlée ce qu’il a obtenu en retour, un choix de deuxième tour au repêchage amateur universel de 2009, qui je le précise sera l’année du centenaire de Canadien.

Ce choix de deuxième tour est tout indiqué pour faire souffler le vent de l’autre bord de celui où il vente actuellement. Il est jeune, plein de vie, et il brille actuellement quelque part dans le junior majeur, dans un collège américain ou en Europe. Il trépigne à l’idée de faire ses preuves. Et le rival adverse ne le connaît pas ; le temps que le Philadelphie s’ajuste, Canadien sera déjà rendu au Pittsburgh.

Avant que la situation ne devienne désespérée, il faut bouger, et habiller le deuxième choix. S’il ne le fait pas, que Canadien vienne pas brailler après.

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