Le Sportnographe

Canadien doit pratiquer ses habilités perceptuelles

Selon un article de Jennifer Kahn – avec qui le Sportnographe n’entretient aucune relation – de Wired Magazine, à force de pratiquer, tout le monde peut devenir un Wayne Gretzky en puissance, même Garth “Le” Murray. C’est que voyez-vous, et si vous ne le voyez pas, on va vous le montrer, le talent c’est à peine si ça existe. En effet, mesdames et messieurs, vous l’aurez appris ici en premier, tout s’apprend. La saucisse, on en mange parce que c’est bon, et c’est bon parce qu’on en mange, comme dirait la secrétaire du Sportnographe. Prenez Mozart que tout le monde trouve bien bon : il avait un piano entre les mains à 18 mois et son papa était un pianiste qui jouait pour la cour. Il n’avait pas CKAC Sport comme trame sonore, non, il avait du piano, et rien que ça. C’est un peu normal qu’il ne se soit pas ramassé à boire de la Morson Draille dans son 3 et demi.

Une fois cette assertion admise, il reste à trouver comment faire d’un Murray un Gretzky. La réponse nous vient, ça va de soi, d’un Australien qui s’est rendu compte que pour développer des “habilités perceptuelles” à la Gretzky, il fallait d’abord ne pas trop être conscient de ce que l’on fait. Disons que ça commence assez bien pour notre Murray à nous.

On note aussi que le Grand Gretzky a développé ses habiletés grâce à la tendance qu’il avait à se faire ramasser facilement dans la bande. Plutôt que de faire comme tout autre joueur de Canadien et éviter d’aller dans les coins de patinoire, l’ancien Oilers s’est fabriqué une vision périphérique que l’oeil droit de Saku Koivu envierait sans doute, et une sorte de sixième sens pour estimer la présence d’un maraudeur dans la slotte, communément appelée “zone payante” par ceux dont le français est impeccable. C’est un peu magique quoi : “Magic, after all, is just a collection of steps executed artfully. And while Gretzky may be hockey’s Houdini, there’s a lot to be said for starting out with some simple sleight of hand”. Regardez-moi ça si c’est beau.

Tout ça pour dire que le Murray est un candidat parfait pour servir de cobaye à un projet pilote de la Flanalette. Il est sans doute le moins conscient de l’équipe, il n’est pas très cher payé de l’heure et on peut se permettre de ne pas le faire jouer sans nuire à l’équipe ( au contraire). Ensuite, s’agit d’engager un goon à temps plein, ou mieux, une machine, pour rentrer Garth Murray dans la bande jusqu’à ce qu’il développe une habileté pour sentir intuitivement un cross check se pointer le bout du nez dans son cou. Un conditionnement un peu à la “Orange Mécanique”, mais avec pas de violence sexuelle sur grand écran. C’est juste ça. Dans dix ou onze ans, on devrait avoir un Murray nouveau.

2 commentaires

Répondre à Aktrus Annuler la réponse.

  • Je propose que le nouveau gros centre de Canadien ne serve uniquement qu’à l’amélioration des habiletées perceptuelles des jouteurs. Comme ça, le Grathe ainsi que tous les jouteurs laissé pour compte dans la formule contraignante de l’entrainement non-perceptuel vont pouvoir s’exprimer comme bon leur semble et ainsi ramener Stnley au bercail pour les prochaines années.

  • À partir de cette théorie, il n’y a qu’un pas à franchir pour conclure que les Russes ont une attitude obscurantiste face aux développements des habilités perceptuelles. Ce qui ne les empêche pas d’être ouverts à l’odeur des dollars US !

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