Le Sportnographe

Arsmstrong le détestable

Armstrong a étalé aujourd’hui toutes ses origines à la ligne d’arrivée après une très longue et difficile étape de montagne, devançant Klöden et Ullrich au passage. Ce festival Lance Armstrong, qui se déroule en ce moment en France approche sa fin, et il n’y aura personne pour se plaindre, alors qu’il teinte fortement dans l’américanisme texan depuis quelques jours. Aujourd’hui, malgré le travail colossal de Simoni et Moreau pour se tailler une place dans l’histoire longiligne de l’édition 2004, les chiens de meutes d’Armstrong ont mené le peloton à une perte certaine avec un rythme réservé aux insensés, qui s’est terminé mano a mano avec les cinq têtes du Général à la ligne d’arrivée. Alors que Klöden voulait l’étape fortement méritée après 3000 km d’effort constant, Armstrong le cannibale a cru bon de lui souligner qu’il était un champion bien sûr mais aussi qu’il était un Américain unilatéralement opposé à toutes victoires étrangères à la sienne et qu’il se foutait bien de tout le monde, du spectacle, des collègues, du travail et du respect envers le peloton tout entier en venant lui prendre les lauriers qui lui revenaient en le battant de 15 cm sur l’arrivée.

Et ce connard d’Américain a levé les bras en guise de célébration ultime, comme si cette victoire était décisive et nécessaire. Il avait besoin de cette victoire autant qu’un phoque a besoin d’un vélo. Armstrong s’est élevé un cran plus haut sur l’échelle des salopards qu’on ne veut plus voir sur la piste et sur les routes montagneuses du Tour. Encore là, sans conteste, il reste le meilleur.

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