Archives pour Claude Julien

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On n’a plus les guerres qu’on avait. Michel Therrien a juste dit : «Claude a seulement à se concentrer sur son équipe, je vais me concentrer sur la mienne.», tsé. On est loin de la guerre en Syrie.

De beaux embellissements comme on dit.

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Comme ça, Claude Julien est en mautadit parce que les joueurs de Canadien seraient tous des fakeux, comme ils disent dans le monde du soccer.

Les clubs de scèneux sont très fréquents dans les lignes de garage, mais il existe aussi des clubs de fakeux (il existe aussi des clubs où un gars jette les gants pour varger à mains nues sur la grille de métal d’un adversaire, comme dans notre ligue en fin de semaine, mais c’est plus rare). Ces équipes n’ont pas très bonne réputation, mais ont l’avantage d’obtenir plus d’avantages numériques, ce qui avantageux lorsque l’on veut compter des buts. C’est d’une logique implacable.

C’est que les arbitres qui ont fait l’école de théâtre sont plutôt rares et il est difficile de trier le bon grain de l’ivraie en matière de plongeon. Vous n’avez qu’à regarder l’émission “Le grand saut” pour vous en convaincre. Alors, pourquoi ne pas en profiter?

Si Canadien est premier dans l’est en déshonorant son sport, et bien tant mieux. Sacrifier sa dignité pour gagner la coupe? Il n’y a rien de plus noble… genre.

Photo : AP Photo/Gene Puskar

Nous qui oeuvrons dans le milieu de Canadien entendons souvent par les temps qui courent des gens qui se lamentent, qui gémissent, qui s’écrapoutent par terre en raison de la pénurie de choses à faire quand Canadien n’est pas là.

Pourtant, Canadien est toujours là par l’entremise de ses ambassadeurs. On les retrouve partout en séries minatoires. Guy Boucher, Claude Julien et Alain Vigneault ont tous parfait leur apprentissage du hockey, de la vie et des bouchons sur l’autoroute 40 avec Canadien.

Et que dire des Maxim Lapierre, Chris Higgins, Dominic Moore et Marc-André Bergeron qui sont devenus les meilleurs jambons de la “ligne” à force d’être plus ou moins bon à Montréal ? Ne sont-ils pas aussi excitants à suivre que si Canadien était en demi-finale ?

Certains diront : “ça pas rapport, c’est juste une stratégie pour parler de Canadien parce qu’y’a rien d’autre d’intéressant sur terre pis vous savez plus quoi écrire”, ce à quoi nous répondrons : “eille, restez poli monsieur, pis en passant, votre fermeture éclair est dézippée”.

Dans notre dernier Pod’Casque, Jean Dion, chroniqueur émérite de concession, nous avouait que dans son Ford intérieur (comme il dirait), Nordique était toujours en vie et avait remporté neuf conquêtes de la Stanley. Nous ne l’avons même pas stoolé à son psy. C’est que ça ne nous a pas semblé pire que de croire à la malédiction du 23 décembre.

Drôle de coïncidence, le sujet du retour des Nordiques a refait surface dans l’actualité cette semaine alors qu’un parti municipal de la Ville de Québec propose de financer ce rapatriement grâce à l’argent des fonds des retraités des secteurs public et parapublic. Ce n’est pas comme le vol de la Caisse de l’assurance-chômage par Paul Martin (pas le joueur, le Premier-Ministre), mais pas loin.

Nous au Sportnographe sommes totalement en accord avec le retour des Nordiques et sommes prêts à prendre notre retraite dix ans plus tard, puisque ça nous fera deux fois plus de choses à dire et deux fois plus d’experts à analyser. Idéalement, il faudrait que l’équipe joue l’été pour meubler nos temps libres.

Il est donc de mise d’aller visiter le site au look hautement crédible de l’organisation (ainsi que leur blogue), et de continuer de cotiser à votre caisse de retraite pour qu’un jour, Canadien ait du Nordique à se mettre sous la dent et qu’on ne soit plus obligés de s’obstiner sur des sujets futiles comme la libaaarté.