Révélations fracassantes de Claude Brochu

The Gazette rapporte qu’en 1995, à une époque où nos Expos étaient composés de millionnaires en devenir, Claude Brochu « n’a jamais pensé à garder l’équipe intacte parce qu’il en connaissait les conséquences sur le plan financier ». Cette nouvelle vient bouleverser toutes les recherches démontrant que le Brochu du temps voulait garder tous les joueurs et les payer avec de l’argent Monopoly.

Ça se dope mes amis, ça se dope…

C’est à croire qu’on est de retour dans la cour d’école de la Polyvalente de La Baie 10 ans plus tôt alors que la vente de PCP était à son comble, fournissant suffisamment d’argent aux revendeurs pour se permettre d’acheter la toute dernière Sunfire blanche de Pontiac. Oscar Camenzind (chez les Phonaks de Tyler) vient d’être pris pour dopage (EPO) et et vient d’être remercié par l’équipe suisse pour les Olympiques qui, ne le savons nous pas, arrivent à grands pas.

Tout ça fait suite aux nombre incessant d’admission chez Cofidis ainsi que partout ailleurs. On attends impatiamment qu’Armstrong lui-même se fasse prendre la main dans le sac, question d’avoir quelque chose à dire dans ce monde plate où il y a juste des attaques à coups de machettes à se mettre sous la dent. Vriament, très banal comme mois d’août…

Alexandre Despatie, pa la pa pa pa…

Il faudrait se poser la question à savoir si il est plus éthique que McDonald’s commandite un plongeur olympique où qu’un cigarettier n’encourage un Grand Prix de Formule Un ? Quoi qu’il est sans doute rentable pour l’Arche Graisseuse que ses clients pratiquent un sport quelconque, histoire qu’ils ne décèdent pas tous des conséquences de l’obésité à l’âge de 34 ans. Mais bon, ça permet à un de nos jeunes de réaliser son rêve (conduire une Audi A4) tout en propulsant la fierté d’être un canadien… mangeur de burgers.

Bonk signe

Bonk vient de signer avec le Canadien. Interprétez ça comme vous voulez, y’en aura pas de hockey !

Un beau Tour de machine

Après que la poussière soit retombée sur le bitume chaud de France et après que les pneus des fous de la pédale aient arraché encore un peu de pierre sur les Champs qui en ont vraiment jusque là qu’on leur marchent dessus, on pourrait prendre une petite minute pour revenir sur quessé qui s’est passé dans ce beau mois de juillet dans le monde merveilleux de la drogue.

6. C’est le nombre de Tour de France au palmarès de Lance Armstrong. C’est d’ailleurs un excellent lubrifiant social que d’avoir ça dans son palmarès. “Moi c’est Lance et j’ai gagné 6 Tour de France”. Ça rime en plus, ce qui pourrait nous faire croire que c’est pour ça que Lance ne fait pas les autres courses importantes. Imaginez comment ça sonnerait : “Moi c’est Lance et j’ai gagné 6 Tour d’Espagne” Ça rime pas et en plus, l’Espagne ça fait un peu lâcheur depuis qu’ils sont partis d’Irak, là où les choses vont de mieux en mieux d’ailleurs. (Parlant d’Irak et des Américains, j’ai pu apprendre un autre scoop dans le monde du cyclisme. Il paraîtrait que ce soit effectivement le dernier Tour de France de Lance Armstrong car dès l’an prochain, les Américains ont prévu de renommer l’événement le Freedom Tour. Hein qu’on rit !)

“Faire croire” est d’ailleurs mon expression favorite depuis que j’ai complété la lecture du juteux L.A. Confidentiel, qui nous relate les relations pas toujours très judéo-chrétiennes de notre ami Lance lui-même en personne. Du jus, du bon jus plein de goût qui nous amène dans l’arrière scène du vélo, là où les vraies affaires se disent. D’ailleurs, si l’on écoutait un peu plus CHOI, probablement qu’on en saurait plus sur ces choses là, étant donné que c’est là que les “vraies affaires se jasent à Québec” (citation anonyme). Donc donc, pas trop long que l’on comprend ceci : pour rouler comme ça, faut ou bien avoir de très bons poumons conjugués avec une malformation cardiaque ainsi qu’un talent naturel hors du commun ajouté de quelques bols de bon Müesli banane et noix avec pas de miel, ou bien avoir recours à de bons petits médicaments qui se prennent pas seulement avec un petit verre d’eau Perrier . Qu’on se le dise également, notre ami Lance n’est pas un enfant de coeur débordant de générosité ni d’ailleurs de sincérité et encore moins de conséquence dans ses propos. Dit sèchement comme ça, il ferait un très bon politicien de centre droit genre Ariel ou Georges Doublevé. J’avancerais même qu’il a du Paul dans le nez que ça me surprendrait pas…

Trêve de discussion, disons que ce bouquin est à lire absolument si le vélo vous passionne ou si vous êtes en voie d’être un hématologue réputé. Soyez pas surpris s’il se retrouve dans les livres obligatoires lors de votre internat dans la prochaine année.

Sur ce, on se reparle vélo dès qu’un nouveau scandale éclate. Je vous laisse sur un autre scoop qui suscitera de l’impatience je le sens : un film sur l’histoire de Lance Armstrong est prévu pour 2006 avec Matt Damon dans le rôle titre. Le titre provisoire serait Saving The Private life of Lance ou encore The Legend of the Dopping Lance. Ha ha ha ha ha ha ha !

Enfoncer le clou…

Loin de moi l’idée d’en remettre une couche sur le dos de Lance Armstrong. Disons qu’on lui a donné ça chaud hier, et ça a fait du bien à tout le monde. Passons quand même aux choses sérieuses : la 18ième étape.

C’est une excellente histoire que nous rapporte Les Chroniques du Vélo et il faut avouer que ça choque. En fait, c’est un excellent petit potin de peloton (ça sonne hein !). C’est un peu long, mais faut absolument lire !

Donc aujourd’hui, étape sans histoires, sans danger et sans difficultés. À prévoir, des échappées sans conséquences de coureurs qui tentent un dernier coup pour leur sponsors. Vraiment, rien à voir de bien intéressant.

Comme prévu, un premier groupe se détache et prend une certaine avance sur le peloton qui ne réagit pas aux échappés qui ne sont pas des menaces. Filippo Simeoni de la Domina Vacanze, équipe en mal de visibilité depuis le départ de “So vain Mario”, décide de se lever du peloton maillot jaune et d’aller rejoindre le grupetto à l’avant. Un peu de pub pour la Domina, geste économique et légitime. On est payé et faut le montrer.

Sauf qu’une tonne de brique tombe sur la tête du pauvre Filippo… Lance Armstrong, en voyant Simeoni décoller, se lève et s’installe dans la roue de l’Italien ! Le maillot jaune qui part en échappée ! Mais que va-t-il foutre là ? [Faut comprendre qu’un maillot jaune, à trois jours de son sacre, ne se lève JAMAIS pour une échappée sur une étape sans histoires comme celle-ci. Pourquoi ?]

Voilà l’explication des Chroniques du Vélo : c’est qu’il règle ses comptes personnellement l’américain… Il faut comprendre que Simeoni est un rescapé des années de contrôle massif contre le dopage. Il avait avoué sa consommation, celle du peloton et surtout, et c’est là qu’Armstrong intervient, il avait dénoncé le docteur Ferrari (déjà mis en cause pour fraude sportive) et ses méthodes douteuses, ce même Ferrari qui est depuis 97, le préparateur en titre de notre ami Lance. Depuis ce temps, le chef du peloton ne lâche pas Simeoni d’une semelle et le pauvre, pour avoir dit la vérité, souffre le martyr à chaque rencontre avec l’homme.

En quoi Simeoni a-t-il été puni lorsque Lance a pris sa roue ? C’est assez simple en fait. D’être d’une échappée avec le maillot jaune, c’est une mise à mort quasi certaine. Alors quand les échappés du début (ils sont 6) , rejoint par le duo Armstrong-Simeoni ont vu (totalement médusé) que le maillot jaune s’intégrait à leur aventure, il devenait bien évident que l’écart qu’ils avaient réussi à bâtir allait s’effondrer, le peloton (les T-Mobile particulièrement) ne pouvant laisser le jaune prendre plus d’avance qu’il en avait déjà.. Ce qui condamnait l’échappée à l’insuccès. C’était une situation sans issue. Après accord entre l’échappée et le duo fratricide , par respect pour celle-ci, Arsmtrong acquiesça à lever le pied, à laisser l’échappée repartir et le peloton l’engloutir. Mais avec comme seule condition que Simeoni fasse de même. D’un seul coup, le Boss du peloton venait de ruiner par pure vengeance la dernière chance d’un bon coup de Simeoni sur ce Tour ainsi que les dernières parcelles de respect que l’on puisse porter à l’américain cette année… Enfin, faut avouer quand même, c’est un sale coup de pute que celui-ci.

Arsmstrong le détestable

Armstrong a étalé aujourd’hui toutes ses origines à la ligne d’arrivée après une très longue et difficile étape de montagne, devançant Klöden et Ullrich au passage. Ce festival Lance Armstrong, qui se déroule en ce moment en France approche sa fin, et il n’y aura personne pour se plaindre, alors qu’il teinte fortement dans l’américanisme texan depuis quelques jours. Aujourd’hui, malgré le travail colossal de Simoni et Moreau pour se tailler une place dans l’histoire longiligne de l’édition 2004, les chiens de meutes d’Armstrong ont mené le peloton à une perte certaine avec un rythme réservé aux insensés, qui s’est terminé mano a mano avec les cinq têtes du Général à la ligne d’arrivée. Alors que Klöden voulait l’étape fortement méritée après 3000 km d’effort constant, Armstrong le cannibale a cru bon de lui souligner qu’il était un champion bien sûr mais aussi qu’il était un Américain unilatéralement opposé à toutes victoires étrangères à la sienne et qu’il se foutait bien de tout le monde, du spectacle, des collègues, du travail et du respect envers le peloton tout entier en venant lui prendre les lauriers qui lui revenaient en le battant de 15 cm sur l’arrivée.

Et ce connard d’Américain a levé les bras en guise de célébration ultime, comme si cette victoire était décisive et nécessaire. Il avait besoin de cette victoire autant qu’un phoque a besoin d’un vélo. Armstrong s’est élevé un cran plus haut sur l’échelle des salopards qu’on ne veut plus voir sur la piste et sur les routes montagneuses du Tour. Encore là, sans conteste, il reste le meilleur.

L’Alpe d’Huez pour rien…

L’Alpe d’Huez pour rien…

En ce moment même, l’Alpe d’Huez. Un contre la montre de 15,5 km qui devrait être disputé largement sous l’heure, sinon, un brin au dessus de la demi-heure. Cette étape, qui arrive beaucoup trop tard dans ce Tour fini depuis 5 jours, possède tout de même son lot d’intérêt. No ne sait jamais, il peut arriver des défaillances diverses, bien qu’en ce moment, espérer des choses comme ça revient à espérer de gagner à la loterie… Seul vrai challenge : le temps limite pour les coureurs sera de 33 % du temps du meilleur de la journée. Être hors limite, c’est être hors du Tour. Les sprinteurs auront du pain sur la planche s’ils veulent garder le maillot vert…

Quelques faits :

Le meilleur temps : Marco Pantani en 37m35s en 1997, l’année victorieuse d’Ullrich. Un an avant l’affaire Festina…

Le nombre de virages de l’ascension : 21

Le nombre de kilomètres que les coureurs auront déjà parcouru depuis le départ de Liège le 3 juillet avant de s’attaquer au contre-la-montre : 2787 km

La vitesse moyenne envisagée par le meilleur grimpeur aujourd’hui : 25 km/h

La vitesse maximale que je peux atteindre dans un col comme celui-ci sur une distance de de 2 km : 15 km/h

La quantité de drogue prise par ces coureurs cyclistes : beaucoup

Prédiction pour aujourd’hui :

1- Armstrong 2- Basso 3- Klöden 4- Virenque 5- Ullrich

Bonne continuations à tous…

La gueule de bois

Armstrong a dégainé vendredi. Il a placé son .45 précisémment où il le voulait. Samedi, il s’est levé et il a tiré. Bang Bang. Sont tous morts, sauf Basso. Il y en a qui se la sont pris dur. Hamilton, le premier. Il faisait chaud, il avait mal au dos, et devant, ça roulait tellement vite, qu’il a regardé son directeur sportif qui buvait du bon thé glacé dans sa voiture, il a eu soif aussi, et son directeur lui a fait une place du côté passager, Hamilton est embarqué et n’a jamais monté le plateau de Beille aussi vite. Le pauvre Mayo, qui met un pied à terre, incapable de suivre le train d’enfer imposé par les Postals en avant. Il remonte tout de même, avec l’aide de la terre entière et un peu plus, tandis qu’Armstrong lui met 37 minutes au total.

Et le pauvre Ullrich, avec sa gueule de bois qu’on dirait qu’il revient d’une soirée dans un pub de Berlin, la grande bouche ouverte à ravaler les mouches, qui fait de son mieux et ce qu’il peut, et qui limite finalement à 2 minutes 30 sa descente au classement général… Drôle de spectacle.

Et c’est comme ça le cyclisme. Parfois il fait soleil et sous le ciel on veut tous pleurer, en les voyant se défoncer jusqu’à l’effondrement, tous ces dingues de la pédale qui nous semblent presque humains tellement ils ont l’air d’avoir mal. Et souvent c’est comme en ce moment, l’état de grâce passé, on a la gueule de bois, on s’asseoit et on regarde comment ça se gagne 6 Tour de France d’affilés.

Spectaculaire. Dans le sens de spectacle.

Et si on se disait les vraies choses tandis qu’on est entre amis… Tout est très beau monsieur le Marquis sous le ciel bleu de la France mais tout de même, de voir Hincapie et Landis tirer Armstrong à une vitesse pour disjonctés dans les difficiles cols des Pyrennées, tout en en vidant Mayo, Ullrich, Hamilton et les autres, il faudra convenir entre amis, comme ça sans prétentions, que le boulanger des US Postals doit mettre un peu plus d’Oméga 3 dans sa farine que ceux des autres équipes…

Mais bon, coulons avec le navire. De retour sur la route demain pour un petit rien du tout en attendant le contre-la-montre de mercredi dans les Alpes qui ne voudra rien dire sinon que l’on continue le spectacle.

C’est ça qui est ça…

Classement final du Tour de France : 1- Lance Armstrong 2- on s’en fout. Je crois que c’est Foglia qui a écrit ça en 2002. On répète cette année. On attendait les Euskatels, ils ont passé la journée les doigts dans le nez. Mayo ? Le grand maître de la montée ? Il n’a même pas essayé de venger les 4 minutes que le peloton a prises sur lui quand il est tombé la semaine passée. Hamilton ? Son chien a le cancer il paraît. Il roule avec son collier au cou. Et à voir sa performance aujourd’hui, il doit être lourd son collier. Ullrich ? je vous garde le suspense…

Les premiers 150 km, c’est de la marmelade. Rien a signaler, même pas un caillou. Le vrai moment, c’est les deux cols à 172 et 189 km du départ. Le premier, aucune histoire à raconter, sinon qu’il pleut des clous. Dans la descente, Ullrich attaque. De la confiture. Armstrong le rattrape avec son équipe et arrivés à La Mongie, il commence tranquillement à l’étendre sur son petit pain français. Le temps d’une pause pub et Armstrong, qui se fait tirer par son petit Azevedo, a déjà trente secondes sur Ullrich. C’est l’hécatombe. Ullrich donnera 2 minutes 30 secondes à Armstrong. Hamilton en donnera plus de trois et le reste, on s’en fout éperduement.

À l’arrivée, on voyait Armstrong à bout de souffle. Mais en comparaison d’Ullrich avec sa bouche ouverte et son air de mort-vivant, il avait l’air d’une jeune fille s’en allant au marché. Ce fut difficile pendant 8 kilomètres. Ce sera facile pendant les 1500 qui restent. Armstrong l’avait compris depuis longtemps. Il souriait sous la flamme rouge. Jan lui, souffrait loin derrière.

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